La Gazette de la grande ile

Rentrée scolaire ; L’impatience des uns, la hantise des autres !

Publié le 06 septembre 2017

Comme chaque année à la même période, parents et élèves convergent vers les nombreux établissements scolaires de la capitale. Du moins, ceux qui disposent d’une homologation et qui suivent le programme scolaire français. Pour de nombreuses familles, l’enthousiasme est au rendez-vous, pour d’autres en revanche, le mois de septembre est un véritable cauchemar.

La grande braderie de Madagascar qui s’est tenue le weekend dernier a annoncé la couleur : l’année scolaire 2017 – 2018 pointe le bout de son nez. Si l’achat des fournitures peut s’avérer être une partie de plaisir pour les enfants, ce n’est pas forcément le cas de tous les parents. Certains doivent réaliser des prouesses financières hors du commun pour pouvoir scolariser leurs enfants. Et vu le coût de la vie actuelle, on comprendra aisément que cette année encore le taux de déperdition scolaire risque d’être particulièrement élevé. Au niveau des enfants, l’événement sera surtout marqué par les retrouvailles avec leurs camarades de classe. Mais quoi qu’il n’en coûte, le programme scolaire devra être achevé au bout de dix mois. Les classes d’examen auront donc fort à faire pour tenter d’obtenir une mise en valeur supplémentaire de leurs années d’études. Pour les étudiants, les collégiens, et les lycéens, les vacances sont bel et bien finies. Mais, pour les nombreux usagers de la route, la période rime également avec bouchon, et plus particulièrement pendant les heures de pointes. L’état d’énervement est d’ailleurs palpable, en voyant les nombreux automobilistes qui prennent leur mal en patience. Dans les abords et les environnements immédiats de ces dits établissements, la circulation est littéralement paralysée. Qu’en sera-t-il à partir du 23 octobre ? Jour correspondant à la rentrée scolaire de tous les établissements scolaires qui suivent le programme malgache. Notre réflexion nous pousse à nous demander s’il ne serait pas temps de réformer le système éducatif national pour harmoniser un peu le tout ? Et pourquoi, effectuer une réforme encore plus grande.

L’éducation scolaire représente un moyen qui permet aux générations futures de partir sur de bonnes bases. C’est pourquoi, il est important que l’aménagement du programme scolaire, des horaires d’arrivées et de départs des étudiants permettent aux parents de prendre leurs dispositions. Pour le système scolaire français, les étudiants débutent généralement leurs cours à sept heures quarante cinq, le matin pour finir, selon la classe entre seize heures trente et dix-sept heures trente. Un aménagement qui permet donc aux parents de prendre les dispositions qui s’imposent pour pouvoir ramener leurs enfants à l’école, et être à leur côté à leur arrivée à la maison. Là où la réforme pourrait être utile c’est d’abord au niveau de ces horaires. Dans le système malgache, de nombreuses clases commencent les cours à sept heures du matin pour ne finir qu’à dix-huit heures, voire même dix-neuf heures. Une charge de travail qui met en question la faculté d’assimilation des étudiants, sans parler du poids des fournitures transportées. L’autre point qui mériterait réflexion serait celui de la rentrée des clases. Pourquoi ne pas caler des vacances pendant la saison cyclonique.

Si, effectivement, les jeunes, en l’occurrence les étudiants représentent l’avenir de ce pays, pourquoi ne pas leur donner tous les moyens pour réussir. En ne mettant pas leurs enfants dans des établissements qui suivent le programme malgache, les dirigeants avouent indirectement que le système éducatif national comporte des lacunes. Pourquoi ne pas commencer à le modifier pour le bien-être de tous ?

Johan R.

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