La Gazette de la grande ile

A l’éducation nationale

Publié le 24 octobre 2017

Une incompétence préjudiciable !

Actuellement, le thème de la peste continue de faire des remous dans de nombreuses structures nationales. Intox, psychose ou réalité, les avis divergent sur le sujet. Dans ces circonstances, difficile de démêler le vrai du faux. Quoi qu’il en soit, l’épidémie aura apporté de nombreux dommages collatéraux. Le secteur le plus lésé restera sans doute celui de l’éducation nationale. Preuve qui, encore une fois, démontre l’incompétence de plus en plus flagrante des dirigeants du régime actuel.

 

A la suite de renseignements pris auprès de nombreux spécialistes, pratiquants et professionnels du secteur santé, la peste est une épidémie cyclique et saisonnière. De ce fait, son apparition peut être prévue d’avance. D’ailleurs, vers le premier trimestre de l’année, la peste a déjà été menaçante. Mais à l’époque aucune mesure n’a été prise par le gouvernement, pensant sans doute qu’à force de faire diversion, la peste ne se propagerait pas.

 

Malheureusement, le pouvoir dont il dispose ne lui permet pas de mettr e ce mal dans sa poche. La politique de l’autruche et l’absence de mesure concrète a donc eu pour conséquence la propagation alarmante de l’épidémie actuellement. Certes, des mesures sont prises, mais d’abord, elles sont inadaptées, mais en plus elles ont été prises trop tard. La faute à qui ? D’après les nombreuses personnes du corps médical, la fin de la saison de la peste est prévue pour le mois de mars prochain. Bien entendu, nous nous attendrons à ce que les dirigeants démentent cette information, mais là n’est pas le problème.

 

Dans un tel contexte, il est tout à fait normal de se demander si le stock de DDT pourra tenir jusque là. Par ailleurs, les préposés à cette tâche n’ont sans doute pas été suffisamment formés dans l’accomplissement de leur travail. A moins qu’il n’y ait de nouvelles lois physiques et chimiques, miraculeusement trouvées par les dirigeants malgaches, on se demande quelle efficacité aura le produit lorsqu’il est aspergé à la surface de l’eau ou au dessus d’un amas d’ordures. Et dire que pour qu’une structure, école, entreprise ou autre, puisse bénéficier de ces services sanitaires, elle doit non seulement en faire la demande, mais en plus, elle doit elle-même en payer le prix. Une charge considérable, qui ne sera pas forcément supportable pour toutes les écoles et autres instituts supérieurs. Mais d’une manière générale, c’est l’éducation qui en prend un grand coup, dans la mesure où au final, l’administration a finalement décidé que les élèves pourront reprendre l’école au mois de novembre, c’est-à-dire, un peu plus d’un mois avant les vacances de Noël. Il est évident que la conséquence de ce retard sera totalement préjudiciable aux parents ainsi qu’aux élèves, notamment ceux qui sont en classe
d’examen. L’année scolaire 2017-2018 pourrait donc accuser un retard considérable en ce qui concerne
les examens officiels. Une situation qui prouve que les dirigeants du régime Rajaonarimampianina n’ont que faire de l’avenir des enfants et adolescents malgaches.

 

On n’aura de cesse de se demander à quoi servent encore les dirigeants, si ce n’est d’appauvrir le peuple, en s’enrichissant sur le dos de ce dernier, ou encore à piller éhontément les richesses naturelles du pays. Leur incompétence est bel et bien confirmée en sacrifiant littéralement l’éducation de la jeunesse à cause d’un manque de mesures adéquates. Et pourtant, ils restent persuadés d’être indispensables et de briguer un autre mandat… Pathétique !

 

Johan R.

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