La Gazette de la grande ile

Rivo Rakotovao,

Publié le 25 octobre 2017

Chute spectaculaire…

Lors de la passation de service de lundi, voici les propos du nouveau ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Randriarimanana Harison : « Je succède à Rivo Rakotovao. Ce n’est pas maintenant en octobre que je vais changer de politique, mais je vais continuer ce qu’il a déjà commencé… ». Principaux axes de son action selon lui : la promotion de l’agroalimentaire et de l’agribusiness. En fait, il convient de changer de politique et d’en adopter une autre plus percutante car en près de 18 mois de présence à la tête de ce ministère, Rivo Rakotovao s’est heurté à un échec. D’où l’abondante et coûteuse importation de riz opérée actuellement pour lutter contre la pénurie et l’envol des prix de cette denrée. C’est le régime en entier qu’il faut d’ailleurs incriminer car en quatre ans, il aurait pu mettre le pays sur la voie de l’autarcie en riz. Or on est actuellement loin du compte…

 

Remarques sur les deux personnalités qui ont été les acteurs de la passation : Randriarimanana Harison est le prototype du politicien qui retourne sa veste sans états d’âme. Déjà ministre de l’Agriculture sous Marc Ravalomanana, il n’a guère brillé par son efficacité, et arborant maintenant une cravate bleue qui est synonyme de stérilité, on n’attend rien de lui. Auparavant conseiller technique de Rivo Rakotovao, l’homme compte certainement parmi ceux qui ont mis à mort Tiko AAA à Andranomanelatra pour handicaper Marc Ravalomanana dans la course de 2018. N’espérons rien de Harison Randriarimanana, de Rivo Rakotovao et du régime Rajaonarimampianina en général qui veulent développer l’agriculture, l’industrie et l’agroalimentaire mais qui ferment un fleuron de l’agroalimentaire afin de perdurer au pouvoir.

 

Rivo Rakotovao, camarade de Hery Rajaonarimampianinina depuis les bancs de la Faculté d’Economie d’Ankatso a connu une chute continue dans ce régime, pour absence manifeste de résultats. Au début en 2014, il fut le seul ministre d’Etat du gouvernement, avec les charges ronflantes des Projets Présidentiels, des Infrastructures, de l’Equipement et de l’Aménagement du Territoire. En 2016, il fut rétrogradé et devint un ministre auprès de la Présidence chargé de l’Agriculture et de l’Elevage. Il y a dix jours, il a été dépossédé de son titre gouvernemental et est devenu un simple sénateur. C’est cet homme marqué par une absence notoire de résultats et par ses courbettes à l’endroit du chef de l’Etat qu’on veut maintenant installer au sommet de l’Etat en 2018. Au secours !

 

A.R

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