La Gazette de la grande ile

Projet de Code électoral

Publié le 27 octobre 2017

Rien de spécifique…

 

A quelques mois de la présidentielle, aucun code électoral n’est encore mis en place. Pire encore, pour cette deuxième session de l’Assemblée nationale, le sujet ne sera même pas à l’ordre du jour. L’organisation des sociétés civiles, notamment le SEFAFI (Observatoire de la vie publique à Madagascar) se plaint de cette situation, car pour lui il est très probable à ce que l’adoption d’une loi régissant les échéances de 2018 attendra l’année prochaine lors d’une éventuelle session extraordinaire de la chambre basse. Notons-le, cette deuxième session ordinaire arrivera à terme ce fin novembre. Lors de la présentation officielle des travaux réalisés par le comité interministériel présidé par le Premier ministre sur l’élaboration d’un projet de loi sur le code électoral en question, Sahondra Rabenarivo du SeFaFi a affiché sa crainte et sa déception. « Dans les recommandations, il n’y a encore rien sur la campagne électorale, rien sur le calendrier et rien sur le budget. Bref, le tableau spécifique présenté ne présente rien de spécifique », selon elle. Pour la juriste membre du SeFaFi, cette situation est inacceptable que ce soit envers les organisations de la société civile ou les partis politiques présentant un candidat à la présidentielle. Pour les autres, « puisqu’il a été décidé qu’un nouveau code électoral sera appliqué pour 2018, mieux vaut qu’il soit bien exécuté, on aurait dû prendre le temps également. La présentation reste très vague et si un débat sera ouvert, beaucoup de questions seront posées ». Malencontreusement, le temps on n’en a plus assez surtout que ce projet de loi sera encore soumis en Conseil du gouvernement et Conseil des ministres avant sa présentation au niveau des parlementaires. Force est de rappeler que le Pnud (Programme des Nations unies pour le Développement) est présent juste pour nous accompagner et appuyer dans les processus, le dialogue et la consultation. Comme Violette Kakyomya, la représentante résidente du Pnud à Madagascar l’affirme, « les Malgaches ont le droit de se consulter entre eux et tirer leur conclusion ».

 

Annie N.

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