La Gazette de la grande ile

Appel d’offres de l’ACM

Publié le 30 octobre 2017

Manipulation frauduleuse !

L’annexe B n’est qu’un mauvais cauchemar pour Air Madagascar. Mais il reste toujours dans les esprits des professionnels du transport aérien qui n’excluent pas le pire tant que la plus haute autorité qu’est l’ACM n’évolue pas. « Jusqu’à présent, le DG James Andrianalisoa ne fait que la manipulation à propos de la sûreté », déclare-t-on.
Dans l’avis général de passation de marché pour 2017 paru dans la presse le 17 octobre … 2017, le lot 622620 : assistance technique et de formation dans le cadre de la mise en oeuvre du programme de sûreté de l’aviation civile à Madagascar indique un marché estimatif de 252millions Ar, soit environ 70 000 €. « La conversion est de mise parce que l’expertise en la matière n’existant pas sur place, le paiement en devises est obligatoire », fait-on remarquer pour montrer combien coûte « la supercherie » .

 

D’après ces professionnels, il y aurait en effet supercherie car en décembre 2016, ce travail a été en grande partie déjà réalisée. « A la suite de la levée de l’embargo de l’annexe B grâce au sommet de la francophonie, l’IATA (association internationale des transporteurs aériens) a décidé d’accompagner Madagascar en réalisant gratuitement des études sur le programme de sureté à Madagascar. Des rapports d’environ 2500 pages ont été remis à l’ACM, à quoi serviraient encore ces 70 000 euros? ».

 

La même question se poserait sur le lot 622660 : audit du contrat BOT pour 525 millions ar soit 150 000 €. Dans ce marché, on se demande d’abord de quel contrat BOT, l’ACM veut-elle auditer: celui signé avec la société CSPI pour la sûreté des aéroports internationaux de Madagascar ou le contrat de concession des aéroports d’Ivato et de Nosy-be? Aussi bien le premier que le second contrat étant signé par le Ministre des Transports au nom de l’Etat malgache, ce dernier serait le seul habilité à initier un audit pour voir l’état d’avancement des contrats. Des contrats qui sont sous la responsabilité directe de l’ACM, organe technique sous tutelle du ministère des Transports qui avait d’ailleurs rédigé elle-même les contrats, le ministre de tutelle n’ayant fait que signer. En plus, l’ACM n’est autre que le partenaire du concessionnaire privé dans ces contrats.

 

Bref, en commanditant un audit, l’ACM ne ferait que remettre en cause sa propre compétence dans le sens où elle ne serait pas capable de gérer et juger une tâche qu’elle a elle-même définie en tant qu’organisme spécialisé de l’Etat et qu’elle gère en même temps avec le concessionnaire sinon le partenariat public-privé n’a aucune signification.

 

En tout cas, ADP, Bougues et Meridian arrêterait déjà leurs travaux si James Andrianalisoa serait enfin pris de remords par les grosses redevances de concession et déciderait un audit en vue d’argumenter un changement. Par ailleurs, le DG de l’ACM serait malaisé de toucher au premier contrat BOT sur la sûreté qui a été initié par son prédécesseur lequel est une sommité en matière d’aviation civile et d’ailleurs un expert de l’OACI , l’organisation internationale de l’aviation civile qui a tout recommandé avec les résultats que l’on sait en matière de fréquentation de Madagascar par les compagnies aériennes internationales et pour Air Madagascar qui en dépit de la concurrence, a pu s’agrémenter d’un atout en matière de fret international.
L’audit serait-il alors un aveu d’incompétence ou une tentative de plus analogue au marché d’expertise sur le programme de sûreté ?

 

Sa

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