La Gazette de la grande ile

Emploi stable

Publié le 30 octobre 2017

Se fait rare dans le pays

Actuellement, les jeunes parviennent difficilement à un emploi stable car cela se fait de plus en plus rare. Le sous-emploi et le chômage persistent dans le pays étant donné que l’emploi se fait rare dans le milieu. A vrai dire, le taux de chômage est assez faible à Madagascar, mais c’est une réalité qui cache surtout une autre. La majorité des travailleurs au niveau de la Grande Ile sont en situation de sous-emploi étant donné le travail stable se raréfie. En effet, la réalité est que parmi ceux qui possèdent un travail, pas moins de 80% se trouvent en situation de sous-emploi, c’est-à-dire travaillant en dessous de leurs qualifications qu’on peut qualifier de chômage déguisé. Les diplômés sortant des universités publiques et privées ne manquent pas et la recherche d’emploi devient de ce fait très difficile car la concurrence est rude alors que les places sont limitées. Des diplômés en Masters et plus sont donc obligés à se résigner à faire du travail qui ne concorde pas du tout à leur niveau d’études comme call center, téléopérateur et autres. D’autres non contents de ce genre d’emploi choisissent d’œuvrer dans le domaine de l’informel qui occupe plus de 90% des secteurs d’activités dans le pays. Le secteur informel est considéré comme le dernier rempart face au chômage. Contraints par le faible revenu des ménages et par l’accès limité à l’éducation ou aux études supérieures puis par le manque d’offre dans le secteur de l’emploi, les jeunes préfèrent donc se réfugier dans le secteur informel et ce dès leur plus jeune âge. Ce secteur ne contribue pourtant pas au développement car il est considéré comme une épine dans les pieds de ceux qui sont dans le domaine du formel. Notre pays est de plus en plus marqué par la pauvreté et personne ne peut dire le contraire. La faute à qui, on se le demande ? La disponibilité d’emplois adéquats représente le principal facteur de la stabilité sociale et économique d’un pays, mais aucun des dirigeants qui se sont succédé dans le pays n’ont su assurer cela, c’est pourquoi le pays ne fait que régresser et contraint de quémander l’aide des étrangers à la moindre occasion.

 

Jean Riana

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