La Gazette de la grande ile

OMAVET – Des actions louables !

Publié le 30 octobre 2017

Vendredi dernier, la circulation était paralysée dans de nombreux quartiers de la capitale. A l’origine de ces monstrueux bouchons : la grève des taxi. Du moins, ceux qui s’opposent fermement à l’Omnium de Maintenance de Véhicule de Transport et également à l’utilisation des nouvelles lanternes. En un mot, ceux qui sont contre toute forme de développement et d’amélioration envisagée par la Commune Urbaine d’Antananarivo.

 

Hormis un infime groupuscule qui ne voit pas d’un bon œil le développement et l’assainissement de la ville des mille, une grande partie de la population tananarivienne est favorable à ce que l’OMAVET puisse faire son travail. Si le premier groupe peut étrangement se complaire de la situation dans laquelle Antananarivo se trouve actuellement, le second groupe en revanche exprime clairement son ras-le-bol sur les réseaux sociaux. Marre d’abord de se faire transporter par des transports en commun qui ne respectent aucune norme. Si le cas des taxi-be a été maintes et maintes fois, celui des taxi n’est pas exempt de tout reproche. Combien de fois les usagers sont tombés sur des taxi pour lesquels on se demande comment ils peuvent encore rouler. Combien de fois les taxi-ville ou autre taxi- be tombent en panne suite à des problèmes mécaniques. Certes, notre côté humain comprendra bien que les ennuis mécaniques peuvent survenir à n’importe qui et à n’importe quel moment, mais lorsqu’on exerce le métier de transporteur, on se doit de faire preuve d’un minimum de professionnalisme. Ceci incluant bien sûr le respect dû aux usagers. Dans le cas présent, il se traduirait par des véhicules qui ne rencontrent pas d’ennui. Car, bien au-delà de la panne électrique, pour de nombreux taxi – qui ne veulent pas de l’OMAVET donc – les systèmes d’ouverture ou de fermeture des portes et fenêtre est difficile voir inexistants. Certains ossement même transporter leur client sous la pluie alors même que les essuies glaces fonctionnent à peine. Ne parlons même pas des feux (feuille arrière, veilleuse, code, phare, clignotants). Dans de telles conditions, il semble tout à fait normal que des mesures drastiques soient prises par les autorités.

 

Est-il nécessaire de rappeler qu’à une certaines époque, pas si lointaine que ça, tous les taxis de la capitale n’étaient pas tous beige. Est-il nécessaire de rappeler qu’à l’époque également, les contestations étaient nombreuses. A en croire les taxis de l’époque, surtout les non professionnels, aucun taxi ne changera sa couleur en beige crème. Et pourtant… Cette décision, prise par la Commune Urbaine à l’époque, permettait de lutter plus facilement contre les taxis clandestins. Il en était de même lorsque les lanternes – anciennes – actuelles ont été imposées. Les contestations ont été vives, mais tous les acteurs concernés ont dus s’y conformer. Donc, intérêt particulier ou pas, tentative de déstabilisation politique ou pas, les taxis, s’ils veulent continuer à exercer leur profession devront respecter les normes qui sont imposé. Pour un usager qui paie tout de même ses frais de transport, il serait quand même logique de s’attendre à un minimum de service. Bien entendu, quelques sauvages souhaitant rester à l’ère primitive, ne verront aucun intérêt dans le développement.

 

De toute évidence, la Commune Urbaine d’Antananarivo fait des efforts monstrueux pour mettre en place un minimum d’harmonie dans la ville. Malheureusement, l’Administration Centrale ne semble pas du tout de cet avis. Si c’était le cas, l’attroupement effectué par les taxis « Tsy mila OMAVET sy lanterne vaovao » n’aura jamais pu obtenir l’autorisation de la préfecture. Alors, on se demande, quels rassemblements de personnes sont autorisés et lesquels ne le sont pas ?

 

Johan R

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