La Gazette de la grande ile

Secteur forestier : en régression permanente

Publié le 30 octobre 2017

Seulement 18% de la superficie de Madagascar sont recouverts de forêts naturelles dont 8,1% se trouvent dans la région Est et le reste est éparpillé dans les autres régions. Le taux de destruction de forêts atteint 1.500 km2 par an. Selon les statistiques du WWF en 2014, près de 36.000 hectares de forêts sont détruits chaque année à Madagascar en raison de l’utilisation du charbon de bois comme combustible. Près de 92% des Malgaches utilisent le charbon comme combustible. Le secteur forestier tient un rôle important dans la vie de la société malgache, notamment pour les bois de construction, les bois de chauffage, les plantes médicinales, des produits de chasse pour les consommations familiales et la commercialisation… Alors, plusieurs millions d’arbres sont coupés chaque jour et d’innombrables superficies de forêts sont détruites, à titre d’illustration environ 500 tonnes de bois par jour circulent chez une trentaine de marchands de bois du côté d’Isotry-Antananarivo. De cette situation, il ne faut pas omettre les exploiteurs illicites, les feux de brousse et la pratique de culture sur brûlis. « FRA 2015-Country report » avance que Madagascar rétrograde de plus en plus du fait que l’accès à cette ressource lui est devenu une indispensable faute d’une gestion rationnelle appropriée. Explicitement, la couverture a connu un recul spectaculaire dans les trois dernières décennies au cours desquelles la forêt se transformait en friche. Cette dernière n’arrive pas à se restituer que les actions dévastatrices de l’Homme lui frappaient de nouveau entraînant à la fin à sa disparition. En 1990, Madagascar entrait dans la mise en œuvre du plan tri quinquennal qu’est le Plan d’Actions Environnementales (PAE). Puis en 1997, le département qui était en charge de la Forêt a pu établir la nouvelle politique financière comportant quatre grandes orientations. Ces axes consistent d’enrayer les processus de dégradation des ressources naturelles, mieux gérer les ressources forestières, augmenter la superficie et le potentiel forestier ainsi que d’accroître la performance économique du secteur forestier. Mais actuellement, il n’y a plus de projets ou de programmes entrepris pour pallier à ce problème.

 

Malalanirina

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