La Gazette de la grande ile

Litige foncier

Publié le 02 novembre 2017

Un lot quotidien

Une guerre quotidienne, aujourd’hui, pas un jour ne se passe sans que la population ne se batte pour un litige foncier. Des plaintes sur le sujet sont déposées quotidiennement auprès des communes, en particulier dans les zones rurales. Pour la commune de Tsaramasoandro, district Ankazobe, au moins 2 ou 3 plaintes parviennent chaque jour dans leurs bureaux, selon les explications du maire Rakotoarivelo. En un mois, jusqu’à 60 cas peuvent être recensés. Un véritable lot de conflit quotidien. La plupart se base sur le fait que les propriétaires présumés ne disposent pas de papiers administratifs valables pour faire reconnaître les terres, explique le maire. Ils font juste confiance aux dires de leurs aïeux, comme quoi tel ou tel terrain est un héritage familial, sans avoir recours à une authentification légale. Une terre non-titrée et non-bornée est ainsi tiraillée par plusieurs personnes à la fois. Tsaramasoandro n’est pas la seule dans cette situation. Parmi les 20 communes présentes lors de l’atelier de planification sur la charte d’aménagement territoriale la semaine dernière, beaucoup confient avoir les mêmes problèmes.

 

Comme quoi, des années et des années de négligence administrative ont mené à ce conflit quotidien. Les dirigeants successifs n’en ont en pas fait une priorité. Depuis 2009 (8 ans passé), seuls 640 cartes fonciers ont été achevés selon toujours le maire de Tsaramasoandro. Il s’agit seulement de 15% des demandes.

 

Nomena E.

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