La Gazette de la grande ile

Combine et politique: La villa de la discorde et les aveux gênants

Publié le 03 novembre 2017

Il a fallu que les médias ressassent jour après jour les zones d’ombre de cette transaction douteuse sur la vente d’un périmètre appartenant à l’Etat dans des conditions tout à fait illégales pour que les responsables gouvernementaux réagissent avec beaucoup de retard et surtout de maladresse. Ce n’est pas parce qu’on a envoyé au charbon deux super ministres que l’opinion gobera pour autant les explications vaseuses et combien peu convaincantes sur la version revue et corrigée de la chronologie des faits et les circonstances qui ont permis cette violation flagrante de la loi sur les hôtels ministériels et les terrains appartenant à l’Etat. La conférence de presse destinée à gommer les dégâts politiques qu’avaient entraîné les polémiques sur cette affaire au lieu d’apaiser les critiques virulents des éternels opposants au régime, n’a fait qu’amplifier la colère de tous. L’effet contraire obtenu par le duo du ministre auprès de la Présidence chargé de l’Aménagement du Territoire et celui des Finances et du Budget en avouant qu’il a « eu vent de l’existence de cette vente » confirme l’amateurisme et l’incompétence avérés qui règnent dans ce qui en réalité aurait dû être un « gouvernement de combat » contre tous les maux qui dénaturent l’exercice des fonctions républicaines. Il est imaginable que le membre du gouvernement qui assure la tutelle des services domaniaux puisse être aussi mal informé sur les fonctionnements détaillés et au jour le jour de son département avec les moyens financiers et en personnel à sa disposition. La ministre Andriambololona a beau minimiser les responsabilités des décideurs impliqués dans cette affaire derrière l’excuse d’une procédure viciée. Pirouette acceptable s’il n’y avait pas cette ribambelle de titres délivrés l’année 2013 dans les mêmes conditions que le terrain attribué à la société MADATERRAIN 0321…

Les rumeurs et les insinuations malveillantes à l’endroit de nos dirigeants en général et des personnalités du HVM en particulier ne sont même pas estompées que les retombées des effervescences sénatoriales entraînent des critiques pas très flatteuses sur les préparatifs de la prochaine élection présidentielle. La passation de pouvoir entre le président du Sénat sortant et son successeur Rivo Rakotovao est pratiquement passée presque inaperçu à cause d’un engouement de curiosité morbide sur les dernières évolutions attendues sur ce qui désormais est désigné comme étant l’affaire Villa Elizabeth. Pendant que «  Rakotovao monte au perchoir », à la recherche d’une immunité et d’une virginité politique en prévision d’un intérim d’une importance capitale pour la prochaine campagne électorale, c’est la descente aux enfers pour son parti sur lequel pèsent tous les soupçons et les accusations concernant les activités malsaines et les trafics blâmables hérités il faut l’admettre du régime de Transition. Qu’on le veuille ou non, une majeure partie des hommes actuellement au pouvoir pourra point nier avoir fait ses premiers pas dans l’arène de la politique de la mauvaise gouvernance à cette époque. Qui ne se souvient pas de ces ventes discrètes de terrains tels que le périmètre historique d’Antanimbarinandriana ? Heureusement que dans un accès de ce nationalisme susceptible dont il a le secret Marc Ravalomanana a mis ses pieds dans le plat à temps pour bloquer une opération commerciale illégale. Sur le même registre, notre rédaction est à même de citer les terrains cités ci-après TN°15.648-A, TN°11.506-A, TN°16684-A, TN°1.919-A inscrits en « totalité » aux noms de Razafinimanana Jean Freddy, dame Jean Marcelline Bemora, la société MADATERRAIN 0321 et Rakotoniaina Jean Nirina. Coïncidence frappante l’achèvement des démarches finales de ces propriétés se situe entre les années 2013 et 2016…

A noter pour pouvoir parachever l’obtention d’un titre foncier, il y a des étapes que les postulants ne peuvent pas brûler. La lenteur administrative aidant et les hiérarchies qu’on doit obligatoirement solliciter depuis le Fokontany jusqu’à ce que le ministère délivre un titre en bonne et due forme, n’ont pas la réputation de faire du zèle. Sauf bien entendu comme dans le cas du titre dite « SAINT ANTOINE IV » objet de ces remous qui n’honorent pas du tout quelques décideurs étatiques ayant fait pression sur des fonctionnaires subalternes pour activer au maximum les démarches et les prises de décisions à tous les échelons ou sans passer sur certains. Pour ce cas précis, si on considère la date 24 janvier 2014 dans le document portant la signature du Vice-premier ministre Julien Reboza, il y a lieu de voir que le début de la procédure pourrait bien avoir eu lieu vers l’année 2013…Il n’est pas logique qu’une décision de ce calibre aurait pu être faite du jour au lendemain. Sur un tout autre plan, il n’est pas possible que ce membre du gouvernement de la Transition ait pu prendre tout seul la responsabilité d’agir de la sorte sans se référer à au moins trois personnalités les plus habilités à donner le feu vert pour ceder un élément du patrimoine de l’Etat (encore habité de surcroît par une personnalité qui n’était pas n’importe qui). Avec une déduction pareille, on ne peut que se trouver devant une combine manigancée de concert à un très haut niveau… Il faut se souvenir surtout que l’année 2013 était celle des élections. Pour les enjeux d’une importance stratégique et tactique aussi importante que les financements des campagnes envisagées, en cas de besoin, il n’y a qu’un pas à franchir pour s’adresser à la bonne porte. A propos justement de telle source pour les besoins de la cause, qui nous dit que les autorités de ce temps-là n’auraient point envisagé de vendre quelques biens immobiliers de la République, plutôt que d’amputer dans leurs mystérieux comptes cachés dans les banques off-shore ? Souvenez-vous de cette prometteuse mine de fer Soalala et des invisibles 100 millions de dollars remis par des Chinois aux autorités de la Transition. Ceux qui avaient collaboré avec Andry Rajoelina avaient acquis cette fâcheuse manie d’exceller dans l’art de faire du business avec les biens de l’Etat. A propos, Hery Rajaonarimampianina, a été ministre des Finances et du Budget du jeune D.J. Plus tard à Paris au micro d’un journaliste de RFI, élu président il dira : « Les capitaux sont partout. Pourquoi pas ne pas ouvrir la porte à tout le monde ». Pour le moment, tout un chacun ne fait état que d’élucubrations soupçonneuses qui, tôt ou tard finiront par aboutir à des réponses précises à des tas de questions sur les cerveaux, les exécutants et les acquéreurs de l’opération Villa Elizabeth qui fait tant jaser les acteurs politiques. Tabera and Co, ces justiciers braillards luttant au nom de la mémoire du Pr. Albert Zafy ont pris l’engagement de livrer au public les noms de tous les malfaiteurs qui se cachent derrière Julien Reboza, un bouc émissaire idéal…

Noel Razafilahy

 

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