La Gazette de la grande ile

Lutte contre la peste: Obscurcie par les rumeurs

Publié le 03 novembre 2017

L’épidémie de peste sévit au niveau de Madagascar depuis le début du mois d’août et a fait de nombreuses victimes au sein de la société tant dans le milieu urbain que rural. En l’espace de trois mois, l’épidémie a fait de nombreuses victimes avec plus de 127 décès et plus de 1 000 personnes touchées. L’épidémie a même engendré des conséquences néfastes sur le plan économique. A l’exemple du secteur tourisme qui souffre de l’épidémie avec près de 10% des réservations annulées auprès des agences de voyages et des hôtels aux mois d’octobre et de novembre. Les touristes des îles de l’océan Indien eux aussi ont renoncé à Madagascar. Les autorités mauriciennes et seychelloises ont déconseillé à leurs ressortissants de se rendre dans le pays. La compagnie Air Seychelles a même suspendu ses vols vers la Grande Île. Ces derniers jours, l’épidémie a connu un quelconque ralentissement, mais la vigilance est toujours de mise. Certes, la lutte est en bonne voie, mais elle n’est pas terminée pour autant. C’est pourquoi la BNGRC, l’Unicef et le ministère de la santé avaient organisé une conférence débat au Carlton Anosy hier, avec la présence des responsables de rédaction des médias dans l’objectif de leur permettre d’exprimer leur rôle et engagement afin d’arrêter la propagation de la peste à Madagascar. La lutte a connu des améliorations ces derniers temps, mais les rumeurs colportées sur le sujet font que certains citoyens émettent de la résistance face à la lutte. Certains nient même l’existence de la maladie alors que les victimes ne sont pas des moindres jusqu’à ce jour, rendant la lutte difficile. Notons qu’un individu s’était évadé du centre sanitaire d’Ambohimiandra la semaine dernière. La riposte contre la peste concerne tout un chacun et les responsables de communication ont un grand rôle dans cela pour éviter qu’il n’y ait plus de décès au niveau communautaire. Il est à noter que les décès communautaire demeurent incontrôlables. Les responsables des médias ont suggéré que la riposte soit effectuée bien avant l’heure pour les années à venir afin d’éviter des dégâts considérables comme celui de cette année.

Jean Riana

 

 

 

 

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