La Gazette de la grande ile

chronique de razafilahy: Parti HVM, on ne sait plus sur quel pied danser

Publié le 06 novembre 2017

Si malgré une vigueur certaine dont fait preuve encore ce qui reste des militants restés fidèles et inconditionnels de son fondateur charismatique l’Amiral Didier Ratsiraka, celui qui a mené la révolution socialiste à Madagascar et contemporain du Líder Máximo feu le président Fidel Alejandro Castro Ruz le parti Arema n’a pas cru bon de fêter ensemble la célébration du 81ème anniversaire du fondateur, c’est uniquement la faute à la peste. La formation HVM créée par l’actuel président de la République malgré l’interdit dicté par le régime n’a pas résisté à la tentation de festoyer en l’honneur de l’arrivée de Rivo Rakotovao au perchoir ou qui sait de l’éviction d’Honoré Rakotomana ? Personnalité depuis son installation au Sénat considérée comme un cheveu dans la soupe chinoise du pouvoir. C’est selon ! En tout cas durant tout le week-end c’était la fête au village à Mahajanga. Pour le système une telle réjouissance est à l’image même du pouvoir en place.

Comme dans n’importe quelle festivité qui se respecte le bal commence toujours par une danse à queue leu-leu héritée de la présence anglaise du temps de la monarchie merina. A titre de rappel, parallélisme de forme les historiens garderont toujours en souvenir les soubresauts de cette assemblée d’investiture pour désigner le candidat du parti Mapar d’Andry Rajoelina surtout marquée par les pirouettes de ceux qui décidaient en coulisse. Véritable exhibition d’« Afindrafindrao » cette convention avait finalement abouti à la nomination d’un Edgar Razafindravaha sorti du chapeau d’on ne sait quel magicien ou plutôt de la pression d’une parente très influente auprès du D.J exerçant les fonctions de président de la Transition. Commencée dans de très bonnes conditions vers la désignation de Camille Vital (présence majoritaire d’un électoral provincial favorable) l’influence parentale de la première dame de l’époque aurait fait tourner le vent de sympathie pour aboutir à la nomination d’Edgar Razafindravaha. A la grande déception de toute l’assistance et de l’ancien Premier ministre et de ses électeurs qui, au bord des larmes déploraient ce qui venait d’arriver. Mais il faisait contre mauvaise fortune bon cœur, le prétendant ainsi recalé ne baisse pas pour autant les bras. Avec la vigueur d’un danseur de Tsapike une sorte de Tamouré version tuléaroise, le général se met en campagne. Tapi dans l’ombre ce jour-là, Hery Rajaonarimampianina, perdu dans la foule en effervescence en ce début de soirée attendait son heure pour saisir au passage, plus tard l’occasion d’être un candidat de substitution à la place des docteurs Roger Kolo et Jules Etienne écartés par le tamis éliminatoire de conditions d’éligibilité en vigueur. L’ancien ministre des Finances et du Budget de la Transition entre en piste pour esquisser tour à tour des pas de Salegy, de Kawitri jusqu’à son élection. Après la prestation de serment, c’est avec un pas en avant et deux pas en arrière d’un Tango de la rupture qu’il obligera le D.J qui l’a fait roi à entonner un air de dépit. Dans l’esprit de ce triste refrain inoubliable de Jérôme Randria sur la déception et la trahison qui dit ceci « Mbola misy hatsiarovanao ny anarako… » . Jusqu’à ce jour, Andry Rajoelina garde sûrement encore en mémoire ces mots rancuniers menaçants dans le genre « un jour viendra… ». Surtout après le coup d’état institutionnel du parti HVM qui, sans même un seul député à l’Assemblée Nationale a réussi à torpiller le Bureau Permanant de Christine Razanamahasoa.

La fête continue. Aux approches de la prochaine élection présidentielle, les donnes dans le paysage politique de Madagascar évoluent très vite. Devenu chef d’orchestre, Hery Rajaonarimampianina impose les rythmes qui lui plaisent à tout le monde. Après avoir imposé la Marche Nuptiale à tous, même aux partenaires techniques financiers étrangers pour évoluer sur la piste d’une arène politique locale en perpétuelle agitation, ces derniers temps pour exorciser le temps qui reste de son mandat, il n’hésite pas enchaîner sur une partition asiatique qui n’est pas du goût de tout le monde, il faut le reconnaître. Mais là où, les choses risquent de se gâter c’est lorsqu’après avoir fait virevolter deux Premiers ministres au cours de valses gouvernementales étourdissantes et vertigineuse, il est maintenant réduit à quitter le pupitre pour entrer en personne dans la danse et laisser Rivo Rakotovao battre la mesure. L’intermède ou disons l’intérim risque d’être décevant pour l’ambition de ce président fondateur d’un parti HVM hétéroclite suffisamment secoué par la danse du scalp d’une opposition en ordre dispersée qui n’arrête pas de préférer les tempos endiablés. Perturbés par les cabrioles, les démonstrations acrobatiques et   frénétiques des agitateurs de tous bords, le cercle fermé des courtisans du régime ne savent plus sur quel pied danser. Avec l’effet pervers de la chute spectaculaire de Claudine Razaimamonjy et les glissades malheureuses des acteurs impliqués dans les multiples scandales financiers le gros de la troupe ne sait plus quelle attitude adopter. Dans l’obligation de se résigner aux secousses du Soukouss et du Coupé-décalé africains ou la polka des lapins avant de détaler en cas de malheur tous les opportunistes et les amateurs de l’enrichissement illicite n’arrivent plus à savoir sur quel pied danser. Il faut bien quitter la piste quand la musique s’arrête. Cette fois-ci ce sera la faute au délestage. Le parti au pouvoir avec son autosatisfaction bornée, à force de chanter des louanges entre eux, en fermant les yeux et les oreilles aux malheurs de tout un peuple et les parties prenantes de la mauvaise gouvernance, méditera avec beaucoup de retard sur le vrai sens de la strophe de la fable de La Fontaine sur «La cigale ayant chanté tout l’été, se trouva fort dépourvue

Quand la bise fut venue » à la fourmi dira : « Vous chantiez ? J’en suis fort aise, Eh bien! Dansez maintenant. »

 

 

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