La Gazette de la grande ile

Edito: Comment apprendre la propreté à Madagascar?

Publié le 06 novembre 2017

L’épidémie de peste qui frappe de plein fouet les centres urbains a permis à chacun de se poser des questions sur la culture de la propreté dans le pays, dans les quartiers. Tout n’est pas faute de l’Etat dit-on et c’est bien vrai. Ce n’est pas la puissance publique qui doit apprendre à chacun qu’un mouchoir sert à se moucher. Ce n’est pas l’exécutif qui doit apprendre à chacun qu’on ne crache pas dans la rue de manière automatique comme on saluerait quelqu’un. Ce n’est pas l’exécutif qui doit apprendre à chacun que lorsqu’on éternue on protège les autres en mettant les avant bras devant la bouche et ce n’est pas à la puissance publique d’apprendre aux gens qu’avant de saluer quelqu’un, avant de manger le minimum est de s’assurer de la propreté des mains!

Oui, la question de la propreté est à apprendre dans son environnement immédiat, à savoir sa famille…

Sauf qu’on ne vit pas reclus dans la maison, on ne vit pas reclus au sein de la famille. Aussi, une fois dehors, un enfant qui vient d’apprendre la propreté, qui vient d’abandonner sa couche se voit « obligé » par ses parents d’uriner et de déféquer dans la nature dès lors qu’il sort de chez lui et emprunte par exemple les routes nationales. Les parents se disent probablement que c’est un moindre mal plutôt qu’une régression qui consisterait à inciter de nouveau l’enfant à faire dans sa couche. Il apprendra que maintenant qu’il est propre, il lui faut faire ses besoins dans la nature quand il n’y a pas de toilettes, quand il n’y a pas de toilettes publiques dehors.

Quand il grandit un peu, il prendra cette habitude qu’au fond il ne lui faut pas chercher absolument des toilettes publiques – qui du reste ne courent pas les rues des villes – et tranquillement sans aucune pudeur il commencera à uriner dans les rues là où apparemment plusieurs sont déjà passés avant lui et là où il n’est pas écrit qu’il est interdit de salir comme s’il fallait écrire cela sur les murs pour que chacun comprenne que seuls les WC sont les endroits où ils peuvent se soulager. Et pourtant inaugurer des infrastructures qui relèvent d’un simple chef fokontany, inaugurer des WC publics et des bornes fontaines fait partie des « plaisirs » de ce régime alors autant allier l’utile à l’agréable en réhabilitant les routes et en y construisant des points d’eau et des toilette publiques. Ça leur fera des propagandes et en même temps nos dirigeants contribueront à l’assainissement du pays!

Il en est de même concernant cette très mauvaise habitude de jeter les épluchures et autres sur les routes nationales toujours, se donnant bonne conscience en se disant que c’est biodégradable et en étant incapables de garder ces détritus et les jeter une fois arrivés dans des maisons ou au niveau des bacs à ordure. Un enfant qui voit ses parents jeter sans aucun souci des épluchures de fruits, et même des sachets en plastique finira par croire que cela est normal et que c’est ce qu’il faut faire. Des parents de mauvaise foi en arrivent même à dire qu’il ne faut pas jeter des choses dans les bacs à ordure car ça peut tomber sur les têtes des personnes qui fouillent les bacs à ordure.

Dans un tel environnement, la crasse est devenue le quotidien de beaucoup si bien que quand la peste sévit, on en arrive à organiser un grand nettoyage ponctuel, gageons-le sans que la culture de la propreté ne suive. On a envie de dire aux gouvernants allez, construisez des toilettes publiques et inaugurez les dans tous les sens du terme, au moins vous aurez servi à quelque chose! On peut même aller plus loin, mettez une plaque en votre nom sur chaque toilette publique ainsi construite, au moins on ne vous oubliera pas car vous aurez contribué à la culture de la propreté au pays!

Anais T.

 

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