La Gazette de la grande ile

Recrudescence des vols de bovidés: Une preuve de la défaillance de l’Etat

Publié le 06 novembre 2017

Des collisions violentes ont eu lieu dans le district  d’Ambatofinandrahana (à 300 km au Sud de la capitale) suite à des vols de zébus. Il y a eu des fusillades opposant deux villages. La première a eu lieu le 31 octobre dernier et la deuxième jeudi dernier. Ces deux villages du Centre-Ouest du pays s’accusent mutuellement de vols de zébus. C’est la venue des habitants d’Ankisira dans le village de Tambohobe pour réclamer des zébus volés qui a mis le feu aux poudres. Les tensions et altercations entre ces deux villages durent depuis plusieurs années. Mais ces derniers jours, le niveau de violence est à son summum. Pour la fusillade de mardi, trois villageois de Tambohobe ont succombé à la mort. Pour celle de jeudi, trois villageois d’Ankisira ont été tués et deux militaires blessés par balle. Les gendarmes de la région ne se sont rendus sur les lieux que vendredi dernier pour mettre en place une mission d’interposition et pour une enquête quant aux auteurs de ces fusillades. Quand on y pense, les problèmes relatifs aux bovidés (trafics, vols…) persistent puisque souvent, il y a toujours des responsables qui se cachent derrière. Sur ce, la complicité et la corruption au sein des forces de l’ordre et de la justice ne font qu’aggraver la situation. L’on constate que ces dernières ne font que se rejeter la responsabilité et sont souvent impliquées dans des magouilles. A bout de nerf, les habitants qui sont souvent les victimes de tels actes de banditisme utilisent le « dina » qui est pointé du doigt comme un barbarisme et un non-respect du droit de l’Homme. Cette mesure semble être puissante en étant à la fois préventive et considérée comme unoutil de répression. L’on se demande, quelle disposition devrait adopter la population pour riposter contre l’insécurité quand le gouvernement qui est censé la protéger n’arrive pas à le faire ?

Malalanirina

 

 

 

 

 

 

 

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