La Gazette de la grande ile

Villa Elisabeth : explication du prix dérisoire…

Publié le 06 novembre 2017

La presse s’est montrée inventive pour qualifier le prix de vente de la Villa Elisabeth : « Pour une bouchée de pain », « Pour un prix dérisoire », « Pour rien », « Pour pas grand chose », etc. De fait le coût de la transaction mérite tous ces qualificatifs car le terrain bâti de plus d’un hectare a été bradé à 11 millions d’ariary, soit environ 1 000 ariary le mètre carré dans un secteur pourtant en pleine expansion. En fait, ce prix dérisoire s’explique. Il s’agit du prix porté sur l’acte de vente, mais en fait, l’acquéreur a déboursé 40 ou 50 fois plus étant donné le cours du mètre carré dans le quartier. C’est ce prix modique qui sert aux divers services (commune urbaine, service de l’Enregistrement et du Timbre, Domaine et Propriété foncière etc.) pour calculer les taxes, droits et redevances liés à la vente et à la mutation du terrain. Bref, avec ce prix minoré, les prélèvements imposés aux acteurs de la vente sont réduits au maximum…

En tout cas devant la presse, le ministre Ramanantsoa Benjamina a annoncé vouloir traiter toutes les ventes illicites de biens publics portées à la connaissance de son ministère. Il y en a plusieurs, a-t-il déclaré, et une opération d’assainissement sera réalisée. On ne sait si avec son titre ronflant de « ministre auprès de la Présidence chargé des Projets Présidentiels, de l’Aménagement du Territoire et de l’Equipement », l’homme viendra à bout de cette tâche herculéenne. Car comme son prédécesseur Reboza Julien qui a vendu la Villa Elisabeth, ceux qui se sont approprié indûment les biens de l’Etat sont des barons du Hvm. On sait que Ramanantsoa Benjamina a quitté récemment son parti le MTS pour adhérer au HVM dans un but intéressé évidemment. Ce qui lui a valu la dénomination tapageuse ci-dessus et le titre de n°2 du gouvernement. Si l’homme ignorait le sens de « esprit HVM», il le saura bientôt en examinant les affaires identiques à celle de la Villa Elisabeth. Citons la Zone de rétention d’Ankorondrano, vendue par le même prédécesseur HVM et à la même date du 24 janvier 2014. Puis les terrains relevant du ministère des Travaux Publics à Alarobia. Ensuite l’Arboretum d’Ambatobe, rasé et objet de grands travaux actuellement. Voilà pour ce que nous savons et pour ce qui est de la seule ville d’Antananarivo. Mais mentionnons également dans la capitale les hôtels ministériels et apparentés, qui n’auraient pas dû être vendus à leurs occupants, mais qui ont quand même été cédés à ces derniers. Et cela, en tirant parti d’une loi publiée en 1996 par Norbert Ratsirahonana, alors Premier ministre, qui a livré à la vente les logements administratifs des cités (cité Mandroseza, cité Jardin Mahamasina, cité Desportes Ankadivato, etc.). Des gros bonnets de l’actuel régime (et des précédents) se sont appropriés indûment des résidences de prix situées hors de ces zones délimitées. On ne sait si Ramanantsoa Benjamina veut effectivement assainir ce secteur, ou si sa déclaration relève simplement d’un effet d’annonce. Nous penchons pour cette dernière option, car un ministre HVM ne peut porter atteinte aux intérêts des barons indélicats du Hvm.                                 A.R.

 

 

 

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