La Gazette de la grande ile

Clique de politiciens du HVM: Leur État de droit…

Publié le 07 novembre 2017

Le Président du Sénat ne « démissionne » pas mais « se retire ». Il a dit qu’il a beaucoup prié (sic), qu’il a lu et relu la Constitution et la Bible durant plusieurs jours pour arriver à dire cela! Pour un juriste ça a dû être difficile, qui plus est il est connu pour réciter les articles mais là, point d’articles à réciter. Poussé à la sortie, il a choisi un terme qui ne figure nulle part dans la Constitution ni dans un quelconque texte. On nous bassine avec l’Etat de droit mais sans être forcément des juristes on sent bien que là c’est de la pure politique pour placer l’ancien monsieur élevage à la tête du Sénat. Et ce régime aime dire qu’il accorde de l’importance à l’Etat de droit!

Autre chose similaire, l’acte de vente d’un bien appartenant au domaine privé de l’Etat annulé par un arrêté ministériel. Une fois de plus, le citoyen en perd son latin et les juristes devraient envisager sérieusement à une reconversion. Allons donc, si la villa Elizabeth -ce domaine dont tout le monde en a au moins entendu parler – peut ainsi faire l’objet d’une vente en catimini, les autres propriétaires  de biens privés devraient cesser de dormir sur leurs lauriers, il est à craindre que les biens fassent l’objet de vente à l’insu de leurs propriétaires. Quant aux juristes, il va falloir qu’ils intègrent désormais qu’un acte de vente peut être annulé comme ça du jour au lendemain par un arrêté ministériel, adieu toutes les procédures, les règles, la justice. On annule d’abord et après on saisit le Bianco, on ne sait donc pas sur quelle base juridique s’est faite l’annulation! Dans un pays « normal », on aurait crié  à un excès de pouvoir de l’Etat qui aurait statué sans aucune décision rendue par une juridiction de l’ordre administratif ou judiciaire.

Face à  un tel imbroglio, face à de telles décisions : un « retrait » prévu nulle part de la Constitution, une annulation avant toutes investigations et conclusions par rapport à l’affaire, une annulation avant même transmission du dossier au tribunal, on se demande au fond ce qu’est l’Etat de droit pour « eux », pour les dirigeants, pour ce régime…qui semble bien être loin, très loin de ce que les juristes connaissent.

Bien sûr l’affaire Villa Elizabeth est tellement grotesque que l’on ne peut que se poser des questions sur comment de telles choses peuvent se produire dans un État qui se dit de droit, la raison est simple, l’Etat est dit de droit mais ne l’est pas forcément et au fond les décisions sont prises à l’emporte pièce. On déclare Claudine malade et on l’évacue, on décide de fermer les écoles et de les ouvrir on ne sait au juste pourquoi ni comment, on refuse de mettre en place la Haute Cour de la Justice car on n’aime pas le choix fait en toute légalité par la CNIDH, on met beaucoup d’argent dans un immeuble à construire pour les besoins du sommet de la francophonie et finalement l’immeuble n’est pas fini sans qu’il y ait des sanctions exemplaires prises et la liste serait longue.

On aura au moins appris que l’Etat de droit à la sauce Rajaonarimampianina n’est certainement pas celui qui est connu dans les ouvrages, que l’on apprend à des juristes.

D.R

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