La Gazette de la grande ile

EDITO: HVM, nouveau colon ou nouvelle royauté ?

Publié le 07 novembre 2017

Cela va bientôt faire soixante ans que la République de Madagascar a accédé à son indépendance. C’est du moins ce qu’on essaie de nous faire croire depuis six décennies. N’en déplaise à tous nos ancêtres qui ont donné leur vie pour qu’on accède à l’indépendance. Bon nombre d’entre eux se retourneront dans leurs tombes s’ils voyaient ce qu’est devenu le pays cinquante sept ans plus tard. Et vu les dernières actualités politiques, la situation n’est pas prête de s’améliorer. Le régime actuel semble d’ailleurs tout faire pour enliser encore plus le pays dans la misère la plus absolue.

Désolant. C’est le terme qui permettrait de résumer au mieux le quinquennat de l’actuel président de la République. Difficile pourtant d’affirmer que ce dernier n’est pas au courant de son impopularité auprès de la masse populaire. Une population qui l’a pourtant élu par dépit, soi-disant démocratiquement. D’ailleurs, sur ce point la dernière sombre manœuvre effectuée par le parti présidentiel HVM démontre bien sa fébrilité au niveau de l’électorat malgache. La faute à qui ? De plus en plus d’observateurs auraient été prêts à miser sur un échec cuisant du président, s’il venait à être candidat à sa propre succession. Mais c’était bien entendu sans compter sur les derniers faits d’actualités au niveau de la Chambre Haute à Anosy. S’asseyant sur le politiquement correct, le parti du président en exercice a effectué un hold-up politique, que tout le monde a vu voir venir. Dès le moment où Rivo Rakotovao est entré au Sénat, la suite semblait évidente. Même si nous ne sommes même pas encore à la moitié de la conspiration. Dans l’état actuel des choses, il serait difficile de lutter pour la transparence, le retour à l’Etat de droit, face à ce régime qui semble trouver un malin plaisir à jouer les nouveaux oppresseurs, cinquante sept ans après une indépendance si durement acquise. Pour dire les choses plus directement, il semblerait qu’actuellement, HVM veuille être les nouveaux colons dans leur pays, face à une population physiquement colonisé qui a perdu toute volonté de se battre pour ses droits fondamentaux. Nous parlerons même d’un retour au totalitarisme moderne, pourtant anéanti au cours du siècle des lumières.

Si nous nous permettons de faire le comparatif avec la royauté, c’est surtout par le fait qu’à l’époque, c’étaient les familles et les proches, les courtisans qui pouvaient jouir de privilèges particuliers accordés par le roi et toute sa suite. Des privilèges qui vont même jusqu’à l’impunité absolue malgré les infractions, crimes et délits qui pourraient être faits. C’est ainsi que dans son concept fantasmagorique de royaume Son Altesse Rajaonarimampianina réduit à l’esclavage tous ceux qui osent s’opposer à son concept indescriptible de gestion d’un Etat, et avec eux toute la population malgache. Si les faits sont là, l’opinion publique se doit de questionner les bailleurs de fonds : pourquoi diable continuent-ils à accorder des financements à cette bande de voleurs ? Ne voient-ils pas que l’argent qu’ils prêtent n’est jamais arrivé à destination de la principale partie prenante ? Est-il encore besoin de montrer à ces bailleurs de fonds complices de la pauvreté des Malgaches que les infrastructures routières, par exemple, ne sont pas entretenus ? Est-il nécessaire de leur montrer qu’à la place ce sont les véhicules de luxe tout terrain qui fleurissent comme des mauvaises herbes ? Et qu’en est-il des avoirs des dirigeants, tant dans le pays qu’à l’étranger ? Le salaire de président ou de conseil est-il réellement si bien payé que ça ?

Que les choses soient claires, l’idée ici n’est pas de généraliser le cas. Il ne s’agit pas non plus de pointer du doigt ceux qui sont su investir correctement sans marcher sur la tête des autres. Si d’un point de vue calendaire, les élections sont encore loin, Hery Rajaonarimampianina et sa clique ont déjà une longueur d’avance, et l’on ne serait pas étonné qu’il atteigne le second tour, malgré le fait d’être le président en exercice le moins charismatique de l’histoire de ce pays.

Johan R

 

 

 

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