La Gazette de la grande ile

Thèse de géographie: « Modélisation de la dynamique du paludisme à Madagascar »

Publié le 09 novembre 2017

Madame Hanitritriniaina Felana A. IHANTAMALALA a soutenu sa thèse de doctorat en Géographie intitulée « Modélisation de la dynamique du paludisme à Madagascar » , sous la direction de Madame Gwenaëlle PENNOBER le Vendredi 3 novembre 2017,  à la Station SEAS OI de Saint Pierre, La Réunion.

Le  jury est composé de Monsieur Jean Gaudart, Professeur, PU-PH, Université Aix-Marseille, Rapporteur, de Madame Annelise Tran, Chercheur, CIRAD, Rapporteur, de Monsieur François Taglioni, Professeur, Université de la Réunion, Examinateur, de Monsieur Solofo Rakotondraompiana, Professeur, Université d’Antananarivo, Examinateur, de Madame Gwenaëlle Pennober, Professeur, Université de La Réunion, UMR ESPACE-DEV (IRD, UA, UG, UM, UR), de Monsieur Vincent Herbreteau, Chercheur, IRD, UMR ESPACE-DEV (IRD, UA, UG, UM, UR), et de Madame Fanjasoa Rakotomanana, Chercheur, Institut Pasteur de Madagascar.

         Résumé

D’après le rapport de l’OMS en 2015, près de la moitié de la population mondiale est exposée au risque du paludisme et le plus grand nombre des cas recensés se trouve en Afrique subsaharienne. Madagascar fait partie des pays où le paludisme est encore endémique. La géographie et le climat de l’île se traduisent par une répartition assez particulière du paludisme. Les plus fortes incidences sont observées sur les littoraux alors que les plus faibles le sont sur les Hautes Terres Centrales. Cinq zones épidémiologiques et opérationnelles ont été définies par les services de lutte contre le paludisme : Est, Ouest, Sud, Hautes Terres et les Marges. Cette étude vise à apporter une meilleure compréhension de l’épidémiologie du paludisme et de mesurer l’impact des mobilités humaines sur la transmission des zones à forte transmission vers les zones à faible transmission afin de contribuer à mieux cibler les actions de contrôle par les acteurs de la santé publique. Elle offre une nouvelle approche permettant d’évaluer la dynamique spatio-temporelle du paludisme, de quantifier la circulation de l’infection palustre en tenant compte de la mobilité de la population par l’utilisation des données de téléphonie mobile et d’identifier les principales zones exportatrices et importatrices de la maladie. En premier lieu, à travers une analyse rétrospective des données d’incidence, ce travail a montré une hétérogénéité évidente dans chaque stratification épidémiologique et la recrudescence de la maladie sur les Hautes Terres et les Marges. En second lieu, indépendamment de la densité de la population, nous avons montré que les Hautes Terres et surtout la capitale Antananarivo sont une zone à fort risque d’importation de paludisme et que les zones exportatrices sont surtout situées à l’Est et à l’Ouest. Enfin, notre enquête de terrain a souligné l’importance d’une mobilité inter district faible et d’une mobilité intra district voire intra communale importante qui mériterait d’être prises en compte dans la mesure de la circulation de l’infection palustre. Cette étude a permis de mettre en lumière que le paludisme est très dynamique à Madagascar avec un degré d’intensité différent même si les zones appartiennent à la même stratification. Ce constat devrait se traduire par une adaptation des stratégies de lutte. Enfin, la mobilité humaine joue un rôle important dans la transmission. A l’heure où la téléphonie mobile s’est largement diffusée à Madagascar, son utilisation pour estimer le déplacement des populations devient un outil pertinent pour contribuer à orienter le contrôle des maladies.

Référence :

madagascar.ird.fr

 

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