La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE : Grand bond en arrière et basse politique des magouilles

Publié le 14 novembre 2017

Le 25 janvier 2014,  Hery Rajaonarimampianina  était pressé de faire impression au reste  du monde et surtout  de dominer un pays  ravagé et  saccagé par les retombées  négatives des trafics  d’un régime  de Transition de toutes les turpitudes. Il était déterminé à montrer de quoi il  était  capable après avoir  été  sous le  joug d’un DJ qui n’a  fait qu’amuser la galerie en utilisant en politique son talent pour scratching  dans la conduite  des  affaires  de l’Etat, lorsque  sur scène Andry TGV se mettait à modifier manuellement la vitesse de lecture d’un disque vinyle sous une tête de lecture de platine vinyle. L’expert en comptabilité qui avait toute la durée  d’un quinquennat pour concrétiser les obligations de  résultats qu’on  attendait  de lui, disait le jour de son investiture : «Le peuple malgache ne supporte plus l’incurie et attend de son personnel politique et des agents de l’Etat : compétence, probité et loyauté. Nous y veillerons, nous ferons table rase des pratiques du passé et viserons l’efficacité.» A quelques mois seulement de l’échéance électorale qui fera de lui, qu’on le  veuille ou pas un président  sortant, le bilan  est plutôt mitigé, pour ne pas  dire décevant.

 

Les zélateurs du  régime ont  beau  chanter en chœur et crier sur tous les toits  les  louanges d’un futur  candidat qui n’arrive plus à convaincre l’opinion à cause  d’un mauvaise  gouvernance  avérée  qu’une opposition en ordre dispersé  attend au tournant d’une élection présidentielle s’annonçant difficile pour un parti présidentiel handicapé par une série  de  scandales financiers. Et ce n’est pas le recours à des manipulations médiatiques en direction de l’opinion pour diaboliser le  concurrent potentiel Marc Ravalomanana et  sa cause mercantiliste oligarque affichée que le parcours de  combattant pourrait s’améliorer. Le  vrai problème de  ce pays n’est plus  Didier  Ratsiraka. Il porte maintenant le nom le plus  long  de  toute l’histoire politique de Madagascar. Il  a eu le malheur d’arriver  dans l’arène sans avoir même pas  un seul député pour plaider sa  cause à  Tsimbazaza.  Feu  Me  Francisque Ravony qui est arrivé dans la cour  des  grands presque dans la même  condition, pouvait au moins  compter  sur un  suppléant  qui permis de faire  tache  d’huile au nom de la cause côtière à une  époque post-insurrectionnelle favorable à une  telle tendance régionaliste exacerbée par l’hégémonie tananarivienne du mouvement  de la Place  du  13 Mai… Il, c’est l’actuel premier président de la 4ème République, est arrivé au pouvoir au mauvais moment, à la faveur  d’une  feuille  de route qui l’a  conduit  tout droit vers le  mur  du refus de  ceux qui l’ont  soutenu à arriver à la magistrature suprême,  mais  qu’il a dû laisser  sur le quai quand le train a  démarré. Jusqu’à ce  jour harcelé par  ceux-là même  qui l’ont  fait roi, il ne peut plus  compter que sur un mentor versatile  maniaque du retournement de veste et spécialiste des intrigues de palais dénommé Norbert Lala Ratsirahonana. Ce n’est donc pas dans de pareilles conditions qu’Hery Rajaonarimampianina pourra  exécuter des manœuvres de  rétablissement pour améliorer sa situation.

Il ne  croyait pas si bien dire notre confrère Jeannot Ramambazafy en faisant allusion au  « grand bond  en arrière ». Comment  voulez-vous voir autrement la situation générale qui prévaut dans ce pays depuis que ce  régime est là,  alors  qu’avant  cette équipe déjà, les observateurs n’avaient pas peur de constater sans mentir que la Justice, la Sécurité et la Lutte contre la corruption faisaient  défaut. Ces piliers du socle de la restauration de l’autorité  de l’Etat bafouée par l’arrivée d’une voyoucratie au pouvoir en 2002 n’étaient plus que des incantations  et  des  vœux pieux serinés à tout  bout  de champ pour endormir les dupes.  La  société  civile, les organismes  internationaux et les Eglises  sont unanimes pour  dénoncer que la mauvaise gouvernance est devenue une manière de conduire les affaires de l’Etat pour assurer l’enrichissement illicite de  quelques partenaires locaux  et  étrangers au nom des ententes occultes jamais soumises aux obligations  institutionnelles de  transparence et  de l’orthodoxie  financière. Résultats inévitables : les pillages des ressources les plus précieuses non renouvelables de surcroît sont  toujours monnaies courantes avec  espèces  sonnantes et alléchantes pour les  décideurs. Si dans sa  récente  intervention devant des universitaires et des  scientifiques, Mgr Odon Marie  Razanakolona n’a pas hésité à fustiger tous les  responsables  étatiques de cette île, c’est que la coupe de la colère et  de l’indignation est pleine et qu’elle peut même  déborder  sans  que personne ne  s’y  attende. L’Archevêque a même cru bon de préciser  que le pays  est  pratiquement  « malade » et  que  certains vont même  jusqu’ à adorer le « Veau d’Or ». C’est là disait-il l’origine  de la  « paupérisation de la  vie  sociale, la recrudescence de la vulnérabilité des  gens qui entraîne l’insécurité dans  toutes les régions  de l’île, l’extension de la  corruption dans la  société en générale depuis la base  jusque  dans les hautes sphères des prérogatives  étatiques »… En parlant  de la coopération internationale  qui conduit souvent vers un mentalité d’assisté pour nos  dirigeants, il a  souligné  également que le  fait que nos  richesses  censées être  consacrées  au développement produisent des revenus légitimes « crève le  cœur » parce qu’elles se perdent dans les  dédales de la mauvaise  gestion. « Le slogan à succès des années 1930, « Madagascar, l’île heureuse », recouvrait en fait une société coloniale qui avait peur et qui faisait peur, et dont le sentiment de précarité éclatait en crises de panique ou d’hystérie périodiques ». Aussi étrange que  cela peut paraître, un tel  constat  reste  et  demeure valable même  de  nos  jours. Pour  s’en convaincre, il  suffit de revoir les réflexions  de  ces  experts  des  affaires  nationales de Madagascar , même  contredit par  ses  codébatteurs comme Jean-Marc Chataigner, ancien ambassadeur de France à Madagascar de 2009 à 2012, Jean  Fremigacci avait  osé avancer  que « La crise politique et économique dans laquelle continue de se débattre Madagascar pourrait bien se terminer par l’arrivée d’une junte militaire à la tête de l’Etat. (…) C’est la sombre prédiction de l’historien Jean Fremigacci énoncée lors d’un débat organisé par la revue Afrique contemporaine, le mercredi 25 mars à Paris, à l’occasion de la parution du dernier numéro consacré aux convulsions politiques auxquelles semble condamnée Madagascar. Information  diffusée par  MADAPLUS INFO le 27 mars 2016 déjà. « Le président Hery Rajaonarimampianina a été élu depuis plus d’un an et il ne parvient toujours à s’imposer. Une ploutocratie est aux commandes du pays et si ça continue comme ça, je vois bien une junte militaire décider de reprendre les choses en main », a expliqué le professeur qui est considéré comme un des meilleurs analystes de l’histoire politique de la Grande Ile.  A noter  qu’à  tort  ou  à raison,  la source sur le Net  précise que «Ses codébatteurs ont rejeté cette perspective.»  Jusqu’à  quand Jean  Fremigacci aura-t-il  tort d’avoir joué les prophètes  de mauvais augure ? Quoi qu’il en  soit, arrêtons  de pleurnicher  sur notre  sort… Les Malgaches doivent  prendre  en main l’Avenir !

 

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