La Gazette de la grande ile

Hausse de l’insécurité: Pour une nouvelle politique pénale et carcérale

Publié le 14 novembre 2017

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La population malgache augmente et les crimes et délits sont en hausse. Pourtant, le nombre de prisons reste stable. Dans les établissements pénitentiaires s’entassent pêle-mêle les drogués, violeurs, assassins, usurpateurs, receleurs, faussaires et escrocs, sans oublier les voleurs de zébus et de téléphone. On est en présence d’une surpopulation carcérale qui constitue une bombe à retardement pour plusieurs raisons. En premier lieu, les mutineries et les évasions représentent une menace sérieuse. Ces faits graves peuvent survenir lorsque le nombre d’agents pénitentiaires est insuffisant pour assurer la surveillance d’un trop grand nombre de prisonniers. En second lieu, les individus condamnés à une peine d’emprisonnement ferme ont vite fait de récidiver après leur sortie. Ce n’est pas qu’ils apprécient le confort de la prison, mais ils ont pris goût aux gains faciles et rapides procurés par la délinquance et la criminalité. En troisième lieu, la promiscuité dans les prisons favorise la propagation des maladies.

On pense à la peste, mais il ne faut pas perdre de vue le sida et la tuberculose. Faute de clairvoyance politique et de moyens adéquats, les régimes successifs n’ont pas réussi à réduire l’insécurité et encore moins à mettre en place une politique pénale et carcérale cohérente. Faut-il construire davantage de lieux de détention ou favoriser la réinsertion sociale des prisonniers ? Ces deux approches ne sont pas antinomiques. La construction de 22 nouvelles prisons (une par région) est impérative. Les prisons actuelles sont vétustes et ne répondent à aucune norme d’hygiène et de sécurité. Dans de nombreux cas, les conditions d’incarcération sont ignobles. La construction de nouvelles prisons est une mesure nécessaire, mais pas suffisante. La mise hors d’état de nuire temporaire des délinquants et criminels est indispensable, mais l’emprisonnement n’est pas une fin en soi. Afin que les nouvelles prisons à bâtir ne se remplissent pas à grande vitesse, il faut privilégier la réinsertion sociale des délinquants et criminels.

L’idée est dérangeante lorsqu’on sait que tant de personnes cherchent un travail et un logement. Cependant, la réinsertion sociale est une des solutions à la récidive chronique. Il existe le Décret N° 2006-901 du 19 décembre 2006 portant organisation de la préparation à la réinsertion sociale, familiale et professionnelle des personnes détenues, mais son application n’est pas effective. Le challenge est difficile, car il nécessite une volonté politique à long terme, un encadrement professionnel et un budget conséquent. En attendant une grande réforme en ce sens, la main d’œuvre pénitentiaire, composée de délinquants et criminels incarcérés, pourrait être affectée à des travaux d’infrastructure utiles à l’intérêt général. Une chose est sûre, les solutions à l’insécurité feront partie des grands enjeux de la prochaine élection présidentielle.

Phil de Fer

 

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