La Gazette de la grande ile

sentinelle: Surtout ne votez pas pour moi !

Publié le 14 novembre 2017

Les élections présidentielles à Madagascar sont pour l’année 2018 paraît-il. J’avais une aversion de la politique et maintenant, je me retrouve lancé dans des problèmes sociétaux qui ont pour origine la pauvreté sévissant au pays depuis des décennies. Les études sociétales entreprises pour s’extirper de la pauvreté ont toujours été menées de manière à ne pas considérer la petitesse des Malgaches à tous les niveaux. Pour illustrer cette affirmation,  le Cardinal de Richelieu disait «  Chacun conçoit ses affaires selon la portée de son esprit ». Effectivement d’un côté, des projets ont été mis en mode opératoire en ne tenant compte que des capacités exécutoires des agents en charge de la réalisation. D’un autre côté, les gens qui reçoivent ces aides sont loin d’adopter l’esprit et le rayonnement dans lesquels on doit pérenniser ces créations théoriques pour qu’elles soient efficientes. En  bref, il n’y a pas d’adéquation entre la mise en place d’un projet et sa continuité effective dans le long terme au niveau de la population. A croire que c’est carrément l’Etat qui encourage cette maladie bien malgache  qui ignore ce qu’on appelle entretien et responsabilité. C’est en réaction à la politique politicienne de ceux qui nous gouvernent et qui s’embourbent dans l’inefficacité la plus désolante, que cette idée loufoque m’est venue. C’est aussi pour dire que les aléas de la vie sont impénétrables. Alors s’il m’arrivait de me présenter à  la magistrature suprême, surtout  « ne votez pas pour moi ».

Eh oui, ne votez pas pour moi, car la culture de la médiocrité ne me sied pas du tout. Je suis un meneur d’hommes qui ne jure que par la performance et le mora mora (lenteur) cher aux Malgaches n’est pas dans mes gènes. Cela s’est traduit par les réussites que j’ai eues dans ma vie professionnelle dans le monde sportif en l’occurrence quand j’ai entraîné le football, le basketball, le water-polo, le tennis ; et aussi dans la création et  les organisations de grandes manifestations telles :

– les deux premiers « Jeux corporatifs » qui réunissaient 107 unités professionnelles, soit 2700 athlètes en 3 jours,

– la première prestation artistique du groupe de zouk Kassav dans le pays qui se  déroulait sur le stade d’Alarobia à Antananarivo.

– le Jubilé du rugby dans le pays dans lequel j’ai combiné l’introduction du rugby à 7 à Madagascar en faisant participer les 48 équipes tananariviennes. En même temps se déroulait pendant les soirées, le concours de Vakisaova (chant du terroir) exigeant la participation des 48 équipes tananariviennes du monde de l’ovale sur le stade du Malacam d’Antanimena et ce pendant une semaine.

– Et tant d’autres encore qui prennent trop de place si on les cite tous ici…

Pour en revenir à nos moutons, SI JE SUIS PRESIDENT, je forcerai les Malgaches à évoluer, c’est-à-dire que je les tirerai vers le haut malgré eux. En termes clairs, pour ce faire, j’utiliserai la DICTATURE. Bon nombre de cheveux vont se dresser en voyant cette affirmation bien assumée et qui écarte toute démagogie envers le peuple et la communauté internationale. Effectivement, je l’ai dit et redit qu’à Madagascar, la démocratie n’est plus le moyen idoine pour diriger  le pays. Par contre, elle serait un objectif à atteindre dans un proche avenir. Je sais bien que  je vais à contrecourant des valeurs prônées par la communauté internationale, mais la réalité du terrain ne nous permet plus de continuer dans l’aberration en arguant que le niveau intellectuel du peuple tellement dégradé en ce moment peut faire changer le cours des choses. Notre descente aux enfers est largement amorcée, alors il est criminel de vouloir s’accrocher à une politique qui a démontré non seulement son incompétence à réduire la pauvreté,  mais aussi a entraîné toute la nation dans la délinquance. Les manquements perçus jusqu’ici impliquant nos dirigeants successifs sont :

– La corruption sous toutes ses formes s’est définitivement instaurée comme pratique sociale incontournable. En effet, grands et petits fonctionnaires de par les pouvoirs administratifs qu’ils détiennent, se sucrent encore sur le dos d’une  population aux abois.

– La vie et les biens d’autrui ne sont plus sécurisés par les autorités censées le faire.

– La population migre vers les grandes villes qui se retrouvent surpeuplées.

– La justice n’est plus assurée par les hommes de loi qui suivent le dictat du plus offrant.

– L’argent public sert à accentuer le fossé entre les pauvres et les riches.

– Les infrastructures routières, ferroviaires et aéronautiques ont à peine évolué depuis 40 ans.

– La désobéissance civile est en plein essor et entrave ainsi les embryons de croissance en termes de vie économique du pays.

– Les charlatans de toutes sortes comme les sectes et ceux qui usent de faux diplômes sont en train de pourrir notre pays en profitant de la crédulité des autochtones.

– La saleté et toutes les maladies que cela génère nous étouffent à petits feux.

– L’inculture est devenue un fléau empêchant toutes perspectives d’avenir chez  les jeunes qui sont légions dans toute l’ile.

– La lourdeur administrative pousse les Malgaches à vivre dans l’informel.

– Par rapport aux autres pays, il y a  très peu de créations d’emplois, ce qui signifie qu’il se crée une démultiplication de chômeurs qui à terme, vont devenir des délinquants potentiels.

– La culture de l’impunité est à son paroxysme.

ALORS, ne votez surtout pas pour moi si d’aventure je me place dans la course à la magistrature suprême. Je serai :

– un dictateur pour qui le népotisme sera révolu, car comme le disait notre cher ROI ANDRIANAMPOINIMERINA «  Ny raharaham-panjakana tsy hananan-kavana » ce qui veut dire que les choses de l’Etat ne connaît pas les liens parentaux. Aussi, ma famille proche, c’est-à-dire mes enfants, ne doivent en aucun cas s’investir dans des affaires autres que celles qu’elles ont avant que je ne sois président, sinon elles seront exilées du pays. Cela pour éviter les trafics d’influence en tout genre.

– Je supprimerai d’abord le Sénat et le Parlement qui sont des instances budgétivores et qui jusqu’ici, n’ont rien prouvé de leur efficience. Rendre leur place en tout honneur sera un de mes objectifs, comme la démocratie l’est. Pour le moment, il est nécessaire de faire des économies pour financer les actions préconisées.

– Le nombre de ministres sera réduit de moitié.

– Tous mes collaborateurs doivent se conformer à la politique éducative de l’Etat, c’est-à-dire que les enfants de nos ministres et de nos techniciens supérieurs doivent suivre leurs études à Madagascar si la formation de leur prédilection y existe déjà. Si le cas est transgressé, la démission du poste étatique sera exigée immédiatement.

– La peine de mort sera appliquée pour ceux qui ont fait un crime de sang en ayant l’intention de la donner et un kidnapping. Et elle doit se faire sur la place publique avec une large information en guise de dissuasion.

– La corruption de haut niveau peut être elle-aussi sanctionnée de peine capitale à l’instar de ce qu’a fait la République Chinoise, et ce, suivant la gravité de la chose publique.

– La justice n’aura pas son indépendance. Elle l’aura… mais seulement le jour où elle gagnera sa bataille contre les brebis galeuses de son corps d’appartenance. Elle sera reformulée surtout au niveau de l’adéquation de la sanction au crime.

– Les militaires seront mieux payés, mais la loi martiale leur sera appliquée  s’ils sont trempés dans la vente d’armes, dans le brigandage, dans la corruption et dans la fomentation de rébellion. Une assistance internationale sera octroyée aux forces de l’ordre  pour servir de police des polices, et tant pis pour l’orgueil de ces corps qui n’ont qu’à s’assumer avant que ne tombent ces décisions.

– Les émoluments des enseignants seront démultipliés pour attirer les bons éléments dans cette fonction vitale qu’est l’enseignement. En fait, cette débâcle sociétale à laquelle nous assistons en ce moment est le résultat d’un système éducatif laissé à vau l’eau depuis des décennies. Il est temps d’y remédier en usant d’un peu de réalisme.

– Les émoluments de nos hauts fonctionnaires seront revus à la baisse ainsi que les avantages qui leurs sont octroyés. Il est indécent que ces derniers vivent comme des nababs et que le peuple patauge dans la boue. Si au moins les mesures prises auparavant étaient accompagnées de résultats probants, on aurait pu se taire, car toute peine mérite salaire.

– Tous les chômeurs seront réquisitionnés pour faire des travaux publics à haute intensité de main d’œuvre dans toute l’île. Pour cela, ils seront payés au Smig.

– Les délinquants aussi vont faire partie de cette croisade contre la pauvreté,  mais ne seront pas payés. Par contre, on va les nourrir.

– Je créerai des villes satellites pour éviter le surplus de migrants dans les zones urbaines qui ne peuvent plus en recevoir.

– J’inviterai les investisseurs étrangers à occuper des terres dans des contrées que les Malgaches ne seront pas à même d’exploiter avant 100 ans. Cela est fait pour éviter l’agglutinement de nos concitoyens dans les villes et surtout pour créer des emplois.

– J’emprisonnerai tous ceux qui ne respectent pas la propreté et ceux qui outrepassent les lois en vigueur en les envoyant faire des travaux d’utilité publique. Par exemple ceux qui commettent des délits intentionnels en bloquant la circulation, créant ainsi des embouteillages (Charrettes à bras en ville, et policiers qui ne font pas leur travail).

– En tant que Président, je toucherai au maximum la moitié du salaire en vigueur actuellement vu la pauvreté de mon pays, et ma destitution se fera immédiatement si je me compromets dans des affaires douteuses d’enrichissement personnel et que cela est vérifié et prouvé  légalement.

Vu mes idées plus que loufoques, et encore je n’ai pas eu le temps de tout dire, surtout ne votez pas pour moi, car je serai une vraie plaie pour la quiétude des délinquants de tout acabit…

Max Randriantefy

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