La Gazette de la grande ile

Chefs du HVM: Ils ne reçoivent que des… étrangers !

Publié le 15 novembre 2017

Quelle était cette personnalité allemande reçue avec beaucoup de chaleur par le président Hery Rajaonarimampianina, lundi au Palais d’Iavoloha ? On nous dit que c’était Rudolf Decker, ancien élu du parti CDU et actuel président de la fondation « Valeurs fondamentales et Entente entre les Peuples ». Spectacle peu courant en tout cas avec un Hery Rajaonarimampianina qui accueille avec un large sourire et les bras grands ouverts, puis avec des embrassades appuyées et durables sur les joues. On nous précise que les deux personnalités se sont déjà rencontrées lors du séjour du chef d’Etat malgache à Berlin, en mai dernier, ce qui expliquerait ces ardentes effusions. On croyait qu’un chef d’Etat, en dépit des circonstances, se devait d’adopter une attitude digne et noble, sans trop de gravité peut-être mais dénuée de ces manifestations tapageuses de cordialité. On suppose que les deux personnalités ont rejoint leurs fauteuils après de grandes tapes dans le dos. En se comportant avec une telle désinvolture, Hery Rajaonarimampianina rabaisse un peu la fonction…

Question : quelle est la personnalité malgache que le président Hery Rajaonarimampianina recevrait à Iavoloha avec tant de passion ? On a beau chercher, on n’en voit pas. Il est vrai que l’homme accueille peu (ou pas du tout) de nationaux au palais, en dehors des sportifs qui s’en vont défendre nos couleurs à l’étranger. Pour la propagande en effet, ces derniers se voient remettre devant les feux des projecteurs des chèques pour leur subsistance à l’extérieur. Contrairement aux chefs d’Etat moderne, qui sont à l’écoute des forces vives de la nation, Hery Rajaonarimampianina gouverne en solitaire et ne consulte personne. D’où les fautes d’appréciation et les erreurs de jugement qui entachent sa gouvernance, et qui font que le pays n’avance pas…

L’homme n’a pas d’entrevue avec les chefs politiques qu’il tient pour des fauteurs de déstabilisation. Soit, ce qui est pire, c’est qu’il ne traite pas avec les associations, les coopératives, les mutuelles, les syndicats… Le pays dispose pourtant d’un tissu associatif plutôt dense qui ne demande qu’à se développer avec le soutien présidentiel. Il y a pourtant là des associations à but non lucratif, des groupements reconnus d’utilité publique, des clubs de réflexion, des organismes de défense des catégories de personnes (étudiants, handicapés, consommateurs, usagers des services publics etc.) dont la fréquentation serait enrichissante. Hélas, le chef d’Etat, hautain et peut-être méprisant, se mure dans sa tour d’ivoire et fuit le dialogue. D’où une méconnaissance des réalités qui fait que l’homme navigue à l’aveuglette.

Même maladie chez le n°2 de l’Etat et président du Sénat Rivo Rakotovao qui a rameuté la presse lundi pour la visite de l’ambassadeur allemand Harald Gehrig. Notons un fait : son prédécesseur Honoré Rakotomanana fut submergé par les visites de divers groupements malgaches, des associations de natifs aux organismes professionnels, en passant par les organisations coopératives. C’est que ce patriarche, d’ailleurs juriste de haut vol, était une personne de bon conseil et savait distiller des recommandations utiles à tous. Rivo Rakotovao, président national du Hvm, ne peut en dire autant car il excelle surtout dans la propagande politique et la polémique partisane. Bref, une « qualité » dont n’ont pas besoin des associations qui portent des projets et qui veulent faire part de leurs aspirations mais aussi de leurs difficultés. A moins de pousser en douce les groupements à venir l’approcher, Rivo Rakotovao recevra surtout des hôtes étrangers. Les deux personnages les plus élevés de l’Etat Hvm considèrent d’ailleurs que frayer avec des étrangers est plus valorisant pour leurs personnes…

Pour cette raison, il y a dans l’agenda de ces deux ténors du HVM beaucoup de… blanc.

Adelson RAZAFY

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