La Gazette de la grande ile

Chroniques: Hasimpirenena et les ripoux de la République.

Publié le 18 novembre 2017

Même dans les  lointaines contrées  de ce pays, les mauvaises actions  et les combines scandaleuses des fonctionnaires nommés à de hauts emplois de l’Etat lèsent et entraînent  des préjudices irréparables au sein de  la population. Dans la capitale et les  communes riveraines, les méfaits de ces riches étrangers qui accaparent purement les propriétés foncières des  simples citoyens  et les périmètres classés biens  de l’Etat sont  de  notoriété publique. Chose  étrange jusqu’à ce jour, ces envahisseurs très souvent  des  Karana, ne sont jamais inquiétés. Au contraire, les personnes qui perdent héritages et  autres patrimoines familiaux en pâtissent et  finissent leur  existence  dans la désolation et le chagrin mortel  d’avoir perdu les  terres  de leurs  ancêtres. Depuis que la 4ème République est là, les  choses n’ont  fait  qu’empirer. Il n’y plus  que les Fatsouraly et  consorts  qui s’approprient avec  dédain et mépris  des indigènes, voilà  que des ressortissants  étrangers  aux yeux bridés foulent aux pieds les  droits de  natifs de  ce pays et  se  comportent  en pays  conquis.

Savez-vous  qu’à l’heure où paraissent  ces  lignes, le grand manitou RASOLOMAMPIONONA Hasimpirenena, Directeur Général des Services Fonciers (DGSF)  le  bien nommé   Hasimpirenena (précisons au passage dont le  nom  apparaît  toujours  en filigrane  sinon avec sa  signature dans les  sales  dossiers des accapareurs  de  terrains). Aucun dossier ou  certificat juridique sur un dossier domanial ne peut être  finalisé sans le  feu  vert de  ce  Directeur  Général qui, après avoir  été  limogé pour des motifs pas très honorables en relation avec des  ventes  de terrains à plusieurs étrangers très fortunés, a repris  du service  au nom  du principe de solidarité  mafieuse qui veut qu’on ne change pas un équipier  qui gagne l’estime de tous les pilleurs  de propriétés  foncières de Babay et Lohavohitra et surtout des  régions  enclavées où les victimes  des  arrangements illicites  et  combien désastreux pour les propriétaires  réels  et légitimes des biens immobiliers qui changent de propriétaires sur simple signature  d’un document de la part  de  ce DG pas  comme les  autres. Ses  collaborateurs  eux-mêmes ricanent  derrière  son dos rien  qu’à la  pensée de son retour inattendu au poste le plus stratégique des  services  des  Domaines. Du côté de Befandriana-Sud, avec  des gros engins  de terrassements et  de labours, des  travailleurs  chinois défrichent  des  hectares  et  des  hectares  de terrains. Dans  quelles conditions et  en vertu de quels  accords obscurs ? Pourquoi le pouvoir n’a pas  été  foutu d’en confier la mise  en valeur  et l’exploitation à des nationaux ? Les sources  généralement  bien informées  savent  tous  que l’affaire  Villa  Elizabeth, qui a fait  jaser les  salons  et les  trottoirs il n’y  a pas longtemps,  date du temps où le  nommé Hasimpirenena était  aux commandes à partir du 20 novembre 2013. Le  dossier  sur cette  affaire plus  que louche initialisée paraît-il, selon les mauvaises langues, en prévision des  financements  de la campagne électorale de 2013 aurait  dû par la suite impliquer au minimum quatre personnalités très hauts placées  de la Transition pour avoir réussi à  franchir les multiples barrières des tracasseries administratives pour une procédure  d’acquisition d’un terrain appartenant à l’Etat. A la tête des  techniciens, il y  avait bien entendu le nom de Hasimpirenena  ce DG  très zélé et prompt à satisfaire les moindres  désirs  des  responsables de l’Exécutif.  Les  ragots  racontent que  si l’ancien ministre de l’Aménagement et  du  Territoire  a  cru bon de  se  débarrasser de l’encombrant Hasimpirenena, c’est que ce  commis  de l’Etat était mêlé aux confections  de  quelques  dossiers douteux. Parmi lesquels  figurait en bonne place celui de la Villa Elizabeth.

Mardi dernier, sûr de lui, parce  que nouveau  en odeur  de  sainteté auprès  du nouveau patron du Ministère auprès  de la Présidence en  Charge des Projets Présidentiels,  de l’Aménagement du  Territoire et  de l’ Equipement,  le même Hasimpirenena débarque accompagné  de quelques  Chinois  et des  techniciens  des  domaines dans l’enceinte de l’Ecole Nationale  Supérieurs de Police  à Ivato. Au cours de  cette intrusion  qui n’avait ni l’autorisation, ni l’aval  des  responsables des lieux, le DG Hasimpirenena pour impressionner les occupants officiels,  déclare avoir reçu des  directives venant  de très haut. Après recoupements  de notre part, nous pouvons  affirmer  que ce haut  fonctionnaire habitué à bluffer pour  réussir des  coups  fumants  et pas très  licites n’a même pas pris la peine de notifier le ministère  de la Sécurité Publique sur les opérations  qu’il allait  entreprendre ce jour-là  dans le périmètre pourtant  classé en principe zone  rouge  et  compris  dans le cadre  de  secret  défense. A une époque où la sécurisation de tout le pays prend une importance vitale pour la souveraineté nationale, le  fait  d’introduire  des ressortissants  étrangers  dans l’enceinte réservé à la  formation des cadres supérieurs de la  Police  Nationale est une grave infraction. Hasimpirenena  s’est permis de  se livrer à des  actes  relevant de son autorité dans un endroit où l’accès  est  strictement  réglementé parce qu’il avait  déclaré  ce  jour-là : « agissant  sur des ordres venus  de  très  haut » pour impressionner les  responsables  administratifs  des lieux afin d’effectuer les premières phases  d’une vente  d’une partie  dudit périmètre à des  Chinois. L’intention du DG était lumineuse : il prépare le terrain  en vue de «   désaffecter » le terrain envié par quelques  Chinois du secteur privé pour  « quelques milliers de dollars » dont la  destination finale ne  sera  surement pas le Trésor Public. Est-ce un « remake » de la vente  de la   Villa Elizabeth ? Dans  quel  but inavouable  et  inavoué précis ? La moindre des choses, par politesse et par  respect  entre grands commis de  l’Etat, aurait  été de prendre contact avec le ministre concerné à propos  de sa prétendue mission…  Sait-il au moins que la partie malgache  ne peut prétendre à une  réciprocité dans  ce  domaine  en  Chine ?  Bien placé  comme il est pour  savoir  qu’en matière  de  législation domaniale, Hasimpirenena une  fois  de plus  faisant  fi du  caractère  « sacré » de la  nation et  des  terres  de notre pays, il n’a  fait  qu’écouter les ordres de personnalités  très hauts placées habituées à brader le patrimoine  national.  Le  super ministre Benjamina  Ramarcel  Ramanantsoa va-t-il  encore prétendre cette fois  encore  qu’il    a seulement   « eu vent » de cette  violation pure et  simple  d’un  terrain  affecté à un  ministère d’une République  souveraine… Arrêtez de prendre le peuple pour une  bande  d’idiots tout  juste  bons pour  supporter  les actes criminels  de  tous les  ripoux  de la République. On se demande comment, le président Hery Rajaonarimampianina peut-il supporter la présence d’un Hasimpirenena, une véritable honte pour le régime dans une Direction  Générale qui n’a jamais  fait honneur au  système, au  risque  d’irriter  tout le corps  de la Police  Nationale ? Ou serait-ce seulement en souvenir de la campagne électorale  de 2013 ?

 

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