La Gazette de la grande ile

LE POING: Pauvres de nous !

Publié le 18 novembre 2017

Dès le premier dimanche de l’Avent de cette année, les fidèles catholiques ne diront plus, lorsqu’ils réciteront la prière du Notre Père, «Ne nous soumets pas à la tentation » mais « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». C’est une grande révolution, dit-on. En effet, on demande maintenant au Créateur de ne pas influencer notre existence.

Dans tous les cas, sans tentation la vie n’aura aucun sens. La tentation, par exemple, de manger du foie gras, de boire du vieux Bordeaux, de faire l’amour sur une plage déserte, d’aller partir en vacances à Paris (‘faut plus rêver !), etc., est peut-être dans l’ADN de chacun d’entre nous. Cependant, il est faut savoir faire taire nos fantasmes, nos ambitions, nos prétentions, car c’est l’Eglise qui le dit.

Un fait est presque passé inaperçu : la distribution de kits scolaires, mercredi dernier, de la part du président Rajaonarimam-

pianina, à Antsojombe, en présence de 60 000 élèves. Mais il n’y eut que… 200 écoliers qui devaient en bénéficier. On ne peut plus cacher la crise économique. L’Etat est en faillite, il se meurt. Il ne reste qu’à attendre la mise sous tutelle de Madagascar. Et vite, car des produits courants commencent curieusement à disparaître des étals des commerçants.

Les spéculateurs ne sont pas fous, ils attendent que les denrées de première nécessité désertent les épiceries pour alimenter ensuite le marché noir. Les autorités concernées restent inertes, car elles espèrent amasser des miettes de ces transactions à ciel ouvert qui se chiffrent à plusieurs milliards d’ariary. Quant aux honnêtes contribuables-consommateurs, ils vont finir, comme ce fut le cas dans le passé, à participer au jeu, en achetant, en accumulant, en dissimulant des produits courants  tels que le sucre, l’huile, la farine, le riz, les médicaments essentiels…

Pour l’instant, ce n’est que de la fiction. Cependant, tout change à la vitesse grand V quand il s’agit de faire des profits… mal acquis. Rappelons que le riz ne valait que 6 000 fmg le kilo, au début de cette année, pour atteindre des sommets sept mois plus tard (13 500 fmg/kilo). Idem pour la viande de zébu et de porc : 53 000 fmg le kilo actuellement.

Voilà sommairement le sort des Malgaches. Jusqu’à quand peuvent-ils tenir ainsi ? L’avenir nous le dira !

Franck Raharison

 

 

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