La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE N. RAZAFILAHY: Des ponts, des magouilles et des parlementaires

Publié le 20 novembre 2017

Dans  tout le District d’Ambalavao, tous les maires pourtant officiellement ordonnateurs des financements publics au titre du  CLD sont soumis au diktat  de fait des parlementaires. Le  député  et  le  sénateur s’entendent pour obliger les maires à accepter leurs directives. Ces deux élus (sous prétexte  qu’ils avaient voté pour l’adoption de la  Loi de Finances portant  ces lignes de crédits, imposent aux opérateurs les choix des  travaux  à effectuer dans les  différents communes sans  tenir compte des priorités  réelles  de ces  collectivités. Quel mal y a-t-il à ce  qu’il  existe une  étroite  collaboration  entre les élus des  collectivités et des parlementaires. Aucun ! Sauf  que  dans la pratique, ces parlementaires par  cupidité et  dans le  but  de  s’enrichir  sur le  dos  des  communes, s’arrangent  avec  des  partenaires privés à qui ils favorisent l’obtention  des marchés concernés, alors  que  finalement les  travaux et les projets ciblés prévus ne sont même pas exécutés ou dans les meilleurs des  cas restent inachevés.

Dans la plupart  des  cas, les dépenses y afférentes  furent liquidées et les factures présentées portent la mention  « Vu bon à payer » et  les montants  virés sur les  comptes  des  titulaires  des marchés. Nous  apportons  dans nos colonnes  des  preuves  de ces  détournements  de deniers publics.  Dans le catalogue  de  ces  travaux fictifs, on put  citer les   dossiers  sur les  ponts des  communes  de  Vatotokana,  de  Fenoarivo et  Mahazony. Ces affaires qui relèvent de la magouille caractérisée, parce  que parmi les  titulaires  des  travaux figurent des entreprises imposées avec  pression et  ruse par le  député  d’Ambalavao. Des  vérifications  effectuées  sur  terrain nous  ont permis  de  savoir que les  entreprises  titulaires  des marchés n’ont jamais mis les pieds sur les lieux  dits que pour installer des maçons qui ont  disparu sans même débuter les  travaux. Précisons  que les  lignes  de  crédits concernés par ces dossiers pourris figurent dans le  Budget 2016,  et pour  certains dossiers dans le cadre  des  exercices précédentes. C’est pour  vous  dire  qu’il y  a  absence  de  bonne  volonté de la part  des partenaires  du  député et mauvaise  foi manifeste en ce  qui concerne  ce parlementaire qui ne  se  soucie point  des intérêts publics.

Sachant trop bien l’utilité  économique des  ponts  cités  en matière d’évacuation des produits des  zones considérées comme  des greniers à riz  et  surtout les  dangers  que représente l’utilisation actuelle des ponts abîmés par les crues  du  fleuve Mananantanana (voir photo jointe pris il y a quelques jours), le locataire de  Tsimbazaza se moque éperdument des préoccupations  des  électeurs  qui  n’hésitent pas à  en vouloir par  ricochet au parti présidentiel HVM. Tout cela parce  que  ce député ose rétorquer à ceux qui le critiquent qu’il n’a peur de personne « parce les membres  du gouvernement et le même le président craindraient des motions  de censures et de  déchéances des députés » (le conditionnel est  de  rigueur, même  si nos sources  sont  dignes  de foi). Fanfaronnade vaniteux ou petites phrases assassines, de  tels propos  ne peuvent  qu’impressionner leurs interlocuteurs  qui n’oseraient pas les  dénoncer et n’en parlent  que sous le  sceau de l’anonymat  et  de la confidence. Des pratiques pareilles ne sont pas le monopole de  ce parlementaire montré  du doigt par les maires d’Ambalavao. Ce  genre de  favoritisme dévoyé et nuisible pour le  bon fonctionnement des  affaires publics est  d’usage courant pour ne pas dire  consacré parmi la majorité  des  députés  qui se  considèrent  comme le  Bon  Dieu  en personne face  aux pauvres  et pitoyables maires qui tremblent  devant les menaces  d’être traités d’ « opposant  au parti HVM » à la moindre résistance  aux propositions malsaines et illégales  des  parlementaires qui en principe  ont les  bras le long et  à tu et à toi avec les ministres et les autorités centrales. Pour le Budget 2017, parmi les  parlementaires cités dans les magouilles  sur Ambalavao, il y a  des maires  qui se plaignent de  faire  encore l’objet  de pression abusive de la part du  député et  du  sénateur à propos  des entreprises amis à qui ils obligent ces élus de confier les  projets  qu’eux parlementaires  ils ont  choisis. Ou bien au niveau des  autorités supérieures, on dépêche sur les lieux des inspecteurs  d’Etat et  des  enquêteurs  de  Bianco, ou de nouveau le public va  avoir  droit à un mauvais feuilleton de type  Ambohimahamasina dont le  scandale avait éclaboussé  de  très hauts  responsables du pouvoir  central…Bref, est-ce que l’Exécutif avec le président  Hery  Rajaonarimampianina en personne peuvent  encore  se  payer le  luxe  de couvrir de leurs ailes protectrices des minables politicards  comme  le  sénateur  d’Ambalavao  qui change de casaques comme  de  slips  ( du parti  TIM  il est  devenu  fervent porteur  de la cravate  bleue) et un député qui rêve de devenir  redoublant à l’Assemblée  Nationale, alors  qu’il ne  s’est jamais préoccupé des problèmes  d’eau et des cas sociaux de l’endroit où il a  été élu ? Alors qu’à  Bruxelles, la  Résolution du Parlement européen sur Madagascar (2017/2963(RSP)) datée  du 15 novembre 2017,  déplore dans  ses considérations «que l’« affaire Claudine » a provoqué un conflit ouvert entre le gouvernement et la justice, (…)invite le gouvernement malgache à laisser la justice suive son cours normal en toute indépendance dans l’« affaire Claudine » et dans tous les cas de corruption active et passive; souligne que la politique ne doit pas s’immiscer dans la justice et que le Bianco doit être autorisé à mener librement ses enquêtes liées à la corruption; insiste sur le strict respect du principe de séparation des pouvoirs et souligne que l’indépendance et l’impartialité de la justice doivent être garanties en toutes circonstances; demande aux autorités malgaches de redoubler d’efforts pour éliminer la corruption et l’impunité dans le pays et faire en sorte que tous les cas de corruption soient traduits en justice; … »

 

 

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