La Gazette de la grande ile

Travail des enfants: Le Comité préoccupé

Publié le 21 novembre 2017

Le  Comité des droits de l’homme du SNU accueille favorablement la législation sur les pires formes du travail des enfants et le Plan National d’Action pour la Lutte contre le Travail des Enfants  mais demeure toutefois préoccupé par les informations faisant état de travail domestique, de travail dans les milieux agricoles, mines et carrières et d’exploitation sexuelle des enfants à des fins commerciales.

En conséquence, l’Etat partie devrait : (a) s’assurer que sa législation interdit  et définit le travail des enfants ; (b) s’assurer que des ressources suffisantes sont allouées pour la mise en œuvre du Plan National d’Action pour la Lutte contre le Travail des Enfants ; (c) s’assurer que les inspecteurs du travail ont une formation spécialisée sur la question et disposent des ressources adéquates pour procéder à leurs activités de contrôle sur l’ensemble du territoire ; (d) s’assurer que les cas présumés de travail des enfants font l’objet d’une enquête approfondie,  veiller à ce que les responsables soient poursuivis et, s’ils sont reconnus coupables, condamnés à des peines appropriées ; et (e) s’assurer que les enfants victimes disposent de mesures de réadaptation.

 

 

Mariage d’enfants: Mauvaise image pour Madagascar

A 41,2%, le taux de prévalence d’enfants mineurs offerts en mariage est élevé pour Madagascar. Dès l’adolescence, les filles sont poussées à se marier. Cette situation fait partie des droits des enfants bafoués. Elle constitue aussi un frein au développement social et économique, vu que le capital humain que constitue la gente féminine est limité à une certaine activité dès leur plus jeune âge. De même en ce qui concerne le sort des jeunes, alors qu’ils sont majoritaires parmi la population malgache. Lors de la journée de l’enfance d’hier, les acteurs sur le territoire malgache tels que l’Unicef ont fait plaidoyer pour éliminer ce genre de pratique. La cause de celle-ci ne dépend en effet pas de l’enfant, mais plutôt de son entourage et de l’indifférence des responsables étatiques. Le mariage précoce est fait en réponse à la pauvreté désavouée par les parents ou encore une question d’us et coutumes, selon les explications. Ce qui fait que dans certaines régions, le taux atteint un niveau plus élevé. Il est de 63,6% dans la région Melaky, c’est-à-dire que 63,6% des enfants se marient dès qu’ils atteignent l’adolescence. La stratégie nationale de lutte contre le mariage des enfants a été validée hier. Elle mise sur les familles et les communautés pour agir contre le mariage précoce et mobilise un budget de 29 milliards 479 242 677 ariary ou 9 787 265 dollars, dont 73% pour la prévision.

Nomena E.

 

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