La Gazette de la grande ile

Entreprenariat: Un vecteur de développement des PME négligé

Publié le 23 novembre 2017

Combat contre les dahalo

Les femmes et les enfants mobilisés

Ambararatabe est une commune rurale malgache située dans la partie centre-sud de la région de Bongolava. Là-bas, les attaques de dahalo sont répétitives et toujours sanglantes la plupart du temps. Pertes humaines et économiques sont à déplorer après chaque passage des bandits. Si bien que la population s’est mobilisée pour se protéger par elle-même. Munies de sabres en métal ou en bois tranchant, plusieurs habitants de la région Bongolava se sont ralliés à la troupe populaire pour combattre les dahalo. Il s’agit d’une association de lutte qu’ils ont appelé « Zazamainty », rapporte l’ONG Fami qui travaille dans cette zone. Même les femmes et les enfants sont acceptés dans les rangs pour faire la guerre aux dahalo. Une mère de famille avec ses deux fils, de jeunes adolescentes, des femmes d’âge mûr, tous semblent prêts à se battre contre les dahalo. Les « Zazamainty » s’élèvent maintenant jusqu’à 1 000 membres.

Il faut croire que les forces de l’ordre ne sont pas assez nombreuses dans ces endroits reculés. Ils ne réussissent pas à mater les dahalo, qui se déplacent parfois en plus grand nombre que la population du village attaqué. A Ambararatabe par exemple, où la ligue des « Zazamainty » recrute et intervient, il n’y a qu’une brigade de gendarmerie avec 12 gendarmes. Avec un détachement militaire comptant 3 militaires pour les aider. Ils ont du mal à assurer la sécurité des vastes territoires en proie aux dahalo. La population n’a plus d’autres choix que de se défendre elle-même. Ce n’est pas à ce point là que les habitants concevaient la déclaration des dirigeants selon quoi « la sécurité est l’affaire de tous ».

Recueillis par Nomena E.

 

Les jeunes malagasy éprouvent des difficultés à percer dans le monde des affaires. Ils sont seulement 4% à avoir créé leurs propres entreprises, suivant les données du Bureau international du travail (BIT), seul 1,23% de la population est répertoriée de manière formelle  comme entrepreneur dans la Grande Ile. Ce qui est certain est qu’un potentiel en entrepreneuriat existe chez les jeunes et ils devraient être encouragés. Actuellement, l’impact des initiatives actuelles est limité en raison de l’absence de cadres politiques et institutionnels cohérents, les jeunes ne bénéficient d’aucune structure dédiée pour la promotion de l’entreprenariat. De plus, la communication est fréquemment limitée sur les différentes initiatives et programmes d’appui, souffrant toutefois d’un manque de sélectivité. Cependant, l’appui, l’accès au financement, les conditions adaptées et l’encadrement en entreprenariat sont nécessaires. Adopter la banque de développement pourrait remédier au problème de financement, vu que ce dernier peut proposer des conditions plus souples et avantageuses, surtout pour les taux d’intérêt et le remboursement. Mais le manque de volonté politique persiste et l’on constate qu’aucun régime ne s’est pas penché sur la question. Notons que Madagascar est un pays à majorité jeune et devrait s’appuyer sur l’entreprenariat pour aider ses jeunes à sortir du cercle de la pauvreté. Par ailleurs, la création d’un marché boursier pourrait être également une autre option, vu que celui-ci engendrera une source de financement supplémentaire pour les entreprises. Bref, l’entreprenariat peut booster la croissance et le développement de manière plus accélérée ainsi qu’un outil de formalisation à Madagascar. Entre autres, l’entreprenariat contribue à l’amélioration de la productivité et une source d’innovation, ce qui tend à augmenter la valeur ajoutée de la production nationale.

Malalanirina

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