La Gazette de la grande ile

Feux et parcs nationaux : c’est aussi de la… rébellion

Publié le 23 novembre 2017

Des feux de brousse étendus sur tout le territoire, même si la saison des pluies est déjà présente et devrait tempérer le phénomène. Les flammes ont même pris de l’extension et ont ravagé de grosses portions de réserves naturelles, comme l’Isalo, l’Andringitra et l’Ankarafantsika. En visite hier du côté de Bekopaka (sur la route qui mène vers les Tsingy de Bemaraha), le Premier ministre Olivier Mahafaly et le représentant-résident de l’Union européenne Benedito Sanchez ont certainement relevé les énormes superficies calcinées par de récents feux de brousse. Commentaire désolé de la ministre de l’Environnement Ndahimananjara Johannita hier, face à l’ampleur du phénomène : « Des dizaines de milliers d’hectares sont détruits par le feu dans les réserves naturelles. C’est une perte sèche pour l’économie car les touristes ne viendront pas visiter ces zones dévastées. L’Etat met en garde contre de tels agissements… ».

Un avertissement qui ne portera aucun fruit, comme d’habitude sous ce régime. Signalons un fait déjà remarqué par les administrateurs coloniaux, et qui est probablement à l’origine de la recrudescence inaccoutumée des feux de brousse actuellement : quand les ruraux ont de solides objets de mécontentement, ils l’expriment en brûlant les tanety et les abords des forêts. Les incendies actuels peuvent donc être un acte de rébellion contre l’incurie du régime : vols de bœufs, vols de récoltes sur pied, envol du prix du riz, hausse des prix des denrées de première nécessité, augmentation des frais de taxi-brousse, attaques des dahalo contre les villages, méfaits des gendarmes en milieu rural etc. On l’a déjà vu l’année dernière aux alentours de Soamahamanina, quand des gendarmes ont été dépêchés pour réprimer brutalement les paysans qui manifestaient contre la société d’orpaillage chinoise. On le constate actuellement un peu partout dans l’île, le prix du riz inaccessible plongeant les familles rurales dans la disette. Bref, au lieu de pointer le doigt sur les pratiques rurales, le régime devrait s’interroger sur sa prestation qui provoque la grogne des campagnes. Le feu de brousse étant interdit par la loi, les paysans s’y adonnent quand ils ont de solides griefs contre les gouvernants…

     A.R.

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