La Gazette de la grande ile

CHRONIQUES DE N. RAZAFILAHY: Avoir les meilleures lois du monde ne suffit pas

Publié le 24 novembre 2017

Coup sur coup, avec une  série de prises  de mesures législatives, le pouvoir en place est  en train de chercher à amadouer l’opinion publique, pas  du tout  rassurée par cette obstination du  président actuel Hery Rajaonarimampianina qui  « s’est dit favorable à une modification de la Constitution. » De l’avis  de tous, ladite  constitution est loin  d’être parfaite  donc mérite modification. Or, rapporté par les médias « les organisations de la société civile haussent le ton. Pour elles, ce projet de modification de la Constitution « révèle une volonté de se prolonger au pouvoir ». Elles estiment qu’une modification de la Constitution engendrerait un report l’élection présidentielle –  prévue à la fin 2018 – et pourrait même mener à une crise politique.» Sans dévoiler jusqu’ici comment ils comptent  s’y prendre sans écueils jusqu’à une  victoire finale du président fondateur, le parti HVM n’arrête pas de mettre  en place les hommes qu’il  faut à la place  qu’il  faut. Même au risque  de  bousculer  et  d’irriter  des  alliés  de circonstance.  Certains spécialistes  des prévisions avancent même que quelque part une  dissolution pure et  simple  de l’Assemblée Nationale serait(le conditionnel est  de rigueur) envisagé pour aboutir à on ne  sait  quelle sorte  de cohabitation (même  contre  nature).

Pour le moment, les observateurs sont  encore sous le choc de cette  destitution d’un  Honoré Rakotomanana opérée par un parti présidentiel qui ne  dit pas  son nom. Le président sortant du Sénat avait été purement  et  simplement poussé vers la sortie des artistes. Les rumeurs sur l’éventualité d’une  réédition d’un pareil scénario à  Tsimbazaza agitent les  esprits et  renforcent les craintes  de tous les  acteurs politiques sur les  risques de conflits engendrés par la réforme des lois  électorales conçues et mises  en chantier sans aucune participation de la population et des partis politiques. Annoncées par le président  Hery  dans une  émission vidéo sur You Tube, les rectifications apportées par le pouvoir seront publiées « pour  que tous les Malgaches en soient informés ». En clair, ces lois électorales dont personne ne  connaît le contenu seront adoptées et promulguées directement et seulement rendues publiques ensuite. Sans que le public ait eu son mot à dire lors de l’élaboration, il sera mis  devant le fait  accompli sur le « financement des campagnes électorales, des partis politiques ou encore loi  sur la moralité et le comportement des candidats ». Les parlementaires sont en principe les représentants du peuple, mais tels  qu’on les voit à l’œuvre (versatilité monnayée, vote du  Budget à la va-vite et  autres  dérives scandaleuses) force  est reconnaître que Mgr  Odon Marie  Razanakolona n’avait pratiquement pas exagéré en dénonçant  devant l’élite du pays l’existence aberrante d’« un État de non droit où la loi du plus fort règne, une population n’ayant plus confiance aux représentants de l’État civils et militaires »

Sauf erreur de notre part, avec les nouvelles  donnes programmées, le pays aura droit à des balises voulues ou disons purement imposées par un système résolu qui ne  cache pas sa détermination à imposer une  victoire du président sortant. Les textes  des lois  sont  ceux  qu’ils sont, les autorités habilitées pour les appliquer ont toujours les  derniers mots lors des processus. Ce  qui fait  que finalement les élections démocratiques  et  transparentes dépendront toujours  du bon vouloir des personnalités aux commandes des prérogatives  étatiques. Tout le  reste n’est  que  vœux pieux. A partir des leurres juridiques sur mesure en  faveur des objectifs visés par l’équipe  au pouvoir, le calendrier, les déroulements et les  résultats  des élections avec l’absence d’un nombre impair  à la Haute Cour Constitutionnelle ne manqueront pas  d’assombrir l’horizon d’un climat politique à risques. Qui peut nous  dire  et  garantir que l’insécurité et la mauvaise gouvernance  qui prévalent jusqu’à ces  derniers jours, où l’on assiste impuissant à un laxisme étatique  généralisé sous la  coupe des réseaux du crime organisé (financés par le commerce des bœufs  volés, les  trafics  d’or,  de bois  de  rose  et  d’influence  au service des grandes fortunes qui accaparent les propriétés  foncières de citoyens  sans défenses), cesseront à coup de baguette magique durant les votes ? Serait-ce peut-être aussi pour créer une ambiance calculée en vue de gêner les  autres  candidats  éventuels pour dissuader les partisans  de  s’aventurer en rase campagne, qu’on laisse perdurer le terroriste ambiant  des cruautés du banditisme  rural ? Elucubrations craintives de notre part peut-être, mais ceux  qui vivent de jour  comme  de  nuit les razzias des dahalo dans l’arrière-pays vous  diront  tous que le parti HVM ne répond guère au respect de la parole donnée le 25 janvier 2014 et aux  attentes d’une population en détresse.  Dans le Blog daté du 18 juillet paru  dans Médiapart Guillaume Lafargue n’hésite pas  à titrer « Election présidentielle 2018 : Madagascar dans l’impasse » un article au ton prophétique : « Les Nations Unies se sont réunies les 10 et 11 juillet pour examiner la situation dramatique de la corruption à Madagascar. Et à un an de l’élection présidentielle, les deux candidats déclarés, l’actuel et l’ancien Président Marc Ravalomanana, offrent très peu d’espois de progrès aux Malgaches. »  Quoi qu’en  disent les  détracteurs du régime,  l’informatique se  chargera de faire un miracle ! Et puis  rebelote…On  efface tout et on recommence les mêmes compromissions d’une voyoucratie bien incrustée dans la bergerie de l’Etat.

 

 

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