La Gazette de la grande ile

Développement: Tant de promesses avec très peu de réalisation

Publié le 24 novembre 2017

Lors du face-à-face des députés et des ministres membres du gouvernement, les problèmes liés à la sécurité, la santé et les activités de développement ont été fortement évoqués. Des promesses ont été annoncées et le Premier ministre a annoncé que des efforts ont été déployés dans le sens du développement du pays. De leur côté, quelques députés rejettent cette affirmation et dénoncent l’absence de réalisations. Si l’on ne citait que quelques-uns de ces manquements, le député d’Ambatondrazaka interpelle le gouvernement pour la réhabilitation de la RN 44. Celle de la RN 5, réputée pour son impraticabilité a aussi été évoquée et le député élu dans cette partie de l’île n’a pas épargné les responsables. « L’impraticabilité de la route allonge la durée de transport des litchis vers à la ville et les fruits pourrissent sur le chemin. Au final, seule la moitié de la production peut être vendue aux exportateurs », martèle Mohamad Ahmad, député de Fénérive est. Il en est de même pour la voie routière et le réseau ferroviaire d’Ikongo.

S’il y a aussi un secteur qui fait partie des plus négligés, on cite sans hésitation celui de la santé. Bien qu’il s’agisse d’un secteur social, le gouvernement n’y porte pas trop attention. Pour preuve, le budget alloué au ministère ne représente en moyenne que 9,8% des dépenses totales du gouvernement. Et le financement est essentiellement affecté vers les coûts salariaux. Cela explique sûrement l’inexistence de chirurgien à Ikongo. Le député élu dans ce district demande également plus de personnel médical. Autre conséquence de l’allocation minime dans le secteur est l’inefficacité de l’offre à la population et le manque d’infrastructures et de matériels. Un député dénonce ce dernier aléa et fait part de l’inexistence de bloc opératoire dans son district.

Outre le secteur santé et routier, l’insécurité demeure le favori des manquements aux promesses et de l’incapacité du gouvernement. Entre vols de zébus, cambriolages et vols de vanilles entre autres, les ministères responsables de la sécurité, notamment le ministre de la Sécurité publique, de la défense nationale et le secrétaire d’Etat en charge de la Gendarmerie nationale ont encore un long chemin à faire dans la minimisation de l’insécurité. Le député de Miandrivazo, Mamy Armand dénonce que le vol de vanille est encore quasi-présent à Sambirano. La gendarmerie a même fait rapport de 179,6kg de vanille préparée volée la semaine dernière à Vohémar. Encore à Ikongo, les forces de l’ordre refusent de faire leur travail de lutte contre l’insécurité. L’on ne parle plus des collaborations avec les dahalo. « Cela fait une quarantaine d’années que les dahalo font la loi et on ne maîtrise toujours pas la situation. Or, on connaît très bien la destination de ces bétail », affirme Mamy Armand.

Annie N.

 

 

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