La Gazette de la grande ile

Edito: Les universités en manque d’enseignants…

Publié le 24 novembre 2017

Voilà le constat après la réunion des présidents et responsables des institutions d’enseignement supérieur : les universités sont en manque d’enseignants et à terme donc, les universités fermeront les portes ! A-t-on fait et fait-on le nécessaire pour que les universités ne soient pas en manque d’enseignants?

Les dirigeants successifs n’ont rien fait et le pouvoir Rajaonarimampianina encore moins : la ministre étant occupée à jouer à fond son rôle de vice- présidente  HVM quand elle n’est pas en déplacement, les étudiants ont « subi » les vacances de peste sur plus d’un mois, le ministère des finances et du budget bloque tout recrutement d’enseignant-chercheur sous prétexte semble-t-il de manque de budget, mais n’empêche, il y a de l’argent pour toutes les primes et indemnités des personnels de ce département ministériel. Doit-on s’étonner de la situation?

Quand viendra le jour où l’enseignement supérieur ne fonctionnera plus parce que dans les universités publiques il n’y a plus d’enseignants et que les professionnels qui font fonctionner les universités privées, mais qui n’ont pas le grade exigé par le système LMD se rendront compte qu’ils ne pourront pas encadrer les étudiants…il sera trop tard! Ce jour-là, on pourra aussi dire adieu à tous les corps de métier qui ne sont accessibles qu’après concours et avec un diplôme de maîtrise ou Master aujourd’hui. Ce jour-là, les responsables successifs et à tous les niveaux de l’enseignement supérieur à Madagascar, ainsi que les responsables du département du budget et des finances se rendront compte que préoccupés à faire du nombrilisme aigu, préoccupés chacun par leur petite personne, ils ont tué l’enseignement supérieur malagasy et d’une certaine manière, ils ont aussi mis à genoux le pays.

Aujourd’hui, les grands réunis lors de la COPRIES déclarent un manque flagrant d’enseignants. Est-ce que tout a été fait pour former la relève, est-ce que tout a été fait pour que le métier d’enseignant chercheur puisse attirer les jeunes, est-ce que tout a été fait pour que les conditions de finir un doctorat soient à la portée de tous – non pas quant aux exigences intellectuelles, mais plutôt matérielles, ne fallait-il pas plutôt gérer intelligemment les fameuses bourses démocratiques plutôt que de les donner à tous pour faire du populisme et particulièrement à ceux qui touchent la bourse pour pouvoir payer leurs frais de scolarité dans les universités privées? Ne fallait-il pas améliorer les  conditions des enseignants pour qu’ils s’investissent exclusivement dans les universités publiques, ne fallait-il pas mettre de l’argent plutôt dans l’amélioration de l’existant et dans les infrastructures, plutôt que de distribuer sans condition aucune la bourse à tous les étudiants? Aujourd’hui, ces grands de l’enseignement supérieur déplorent le manque d’enseignants et plus particulièrement avec les exigences du LMD, une fois de plus une appellation vide de sens dans les universités publiques malagasy actuelles. Le LMD exige un nombre maximum d’étudiants et l’accès à des ressources documentaires en nombre suffisant, est-ce le cas dans les universités publiques?

Dans ces conditions, il est difficile de prétendre former une relève, normal que les jeunes désertent le métier d’enseignant-chercheur, logique que les universités se retrouvent en mal d’enseignants et à terme fermeront leurs portes.

On se retrouvera avec le même système que pour l’éducation de base où les meilleures écoles sont celles du privé, là où les hauts responsables envoient leurs enfants, et si ce n’est l’exigence de diplômes comme le doctorat, l’agrégation, l’habilitation à diriger des recherches, le chef de clinique, etc on se retrouverait avec des enseignants FRAM de l’enseignement supérieur.

La contradiction a atteint le summum lorsque comme maintenant, les présidents des universités déplorent le manque d’enseignants et le ministère des finances et du budget bloque tout processus de recrutement…et pourtant tous ces ministres a priori sont passés par les bancs de l’enseignement supérieur, et pourtant bien peu comprennent l’importance de l’enseignement en général.

La Rédaction

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