La Gazette de la grande ile

Election présidentielle: Dans un an exactement !

Publié le 25 novembre 2017

Tout indique que l’élection présidentielle aura lieu dans un an exactement. C’est-à-dire le 25 novembre 2018. Cette date, en effet, coïncide avec les spécifications de la Constitution qui indiquent « trente jours au moins et soixante jours au plus avant l’expiration du mandat (ndlr : la fin du mandat est fixée au 25 janvier 2018) ». Si le choix est porté sur les « trente jours au moins », le scrutin présidentiel se déroulera le 25 décembre 2018. Une date qui ne fera pas le consensus, d’abord car elle démobilisera les électeurs. Ensuite, car les opérations relatives à la collecte des procès-verbaux et des résultats se feront surtout entre le 25 décembre et le 1er janvier, une période traditionnelle de relâchement située entre les deux fêtes de fin d’année. Si l’élection se tient le 25 novembre, le président Rajaonarimampianina devrait donc démissionner de son poste le 25 septembre, soit soixante jours avant la date du scrutin conformément aux recommandations de la Constitution.

Notons que le régime a un moment voulu manœuvrer pour reculer la date du scrutin d’abord, et ensuite pour éliminer la clause qui oblige le chef d’Etat en place à démissionner. Pour y parvenir, il a surtout lancé l’idée d’un référendum de révision  constitutionnelle, dont l’organisation ne pouvait qu’aboutir à un report du scrutin et à une prolongation du mandat de l’actuel chef d’Etat. Le régime a finalement renoncé à ce projet suite  à un tollé de la classe politique malgache. Suite surtout à de fermes injonctions de la communauté internationale, celle-ci voyant dans le report et dans la révision constitutionnelle des facteurs de troubles. L’adresse du Parlement européen et la récente visite de l’émissaire de l’Union Africaine n’avaient pour but que de dissuader le régime de s’engager dans un référendum.

De récents exemples, comme celui de la République Démocratique du Congo, attestent de graves violences politiques provoquées par une révision constitutionnelle à l’approche de la fin du mandat. Comme conséquence de ces pressions de diverses sortes, le régime a mis une croix sur son projet de référendum. Il est vrai aussi qu’au-delà de la mise en place d’un «code électoral pérenne », le pouvoir entendait éliminer la clause qui oblige le chef d’Etat en place à démissionner. Une combine éventée par l’opposition, la société civile et la presse et qui a contraint le régime à la reculade.

Ceci étant acquis, l’inquiétude se porte maintenant sur la teneur des trois projets de loi sur les élections conçus par le gouvernement et qui seront bientôt introduits au Parlement. Surtout car on a affaire à un régime manœuvrier qui s’échine pour perdurer au pouvoir. Malgré un semblant de consultation et de collecte d’avis, le pouvoir pourrait écarter les propositions de la classe politique et de la société civile, et favoriser son maintien à la barre en privilégiant ses propres suggestions. D’autant que l’Assemblée nationale et le Sénat ne sont que des chambres d’enregistrement qui approuvent sans états d’âme les projets du régime. Bref, si la date est acquise, il n’en est pas de même de la transparence et de la crédibilité de l’élection. Car malgré la proximité de Noël en 2018, le régime ne fera aux autres concurrents aucun… cadeau.

Adelson RAZAFY

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