La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE DE RAZAFILAHY: La République des affairistes

Publié le 27 novembre 2017

Depuis les premiers  pas de l’équipe actuellement à la tête de cette  4ème République (conçue et mise  sur les  rails par une  communauté internationale plus soucieuse des intérêts mercantilistes de puissants intérêts financiers étrangers que du bien-être légitime des habitants de  Madagascar), le principe de la démocratie  représentative dévoyée par les objectifs politiciens des dirigeants a perdu toute sa raison d’être. Dans la logique  du mépris  des obligations constitutionnelles, Andry Rajoelina et sa troupe, les souteneurs de la première heure d’un parti présidentiel virtuel à l’époque  et par voie de conséquence tous les  électeurs qui ont permis au premier président de cette nouvelle république d’arriver là où il  se  trouve  actuellement, se résignent à subir les  réalités démagogiques jusqu’à nouvel  ordre. Inutile de  ressasser les habituelles  récriminations de  tous sur la mauvaise  gouvernance et ses  retombées catastrophiques dans la vie  quotidienne de la population.

Malgré la  détermination affichée à toutes les occasions par le  Chef de l’Etat la situation socio-économique reste et  demeure sous le signe d’une paupérisation galopante, au profit de tous les  trafiquants en tous  genres du plus haut niveau jusqu’ au niveau subalterne  de la conduite des  affaires  de l’Etat. Si bien que les administrés ne  savent plus à qui se  fier. Ils  ne peuvent même espérer croire à cette  caste de politicards qui n’attendent que l’occasion favorable pour participer à la curée et  au pillage de l’argent public. Ce n’est pas pour le  simple plaisir de jouer les  trouble-fêtes  que les maires des  communes rurales  enclavées de  tout le pays avaient dénoncé récemment publiquement  que «le manque d’autonomie, de moyens, d’infrastructures, mais aussi l’insécurité, freinent leur développement, (…) les communes rurales restent négligées par le pouvoir central. » Non seulement, ces  collectivités  territoriales n’arrivent plus à faire face à un minimum de la gestion  vitale de  la vie  de la population, mais en plus, elles  doivent  subir les pressions malsaines  de certains parlementaires liés aux milieux pervers  du crime organisé (vols  et  commerces illicites des  bovidés, trafics des  ressources minières et autres richesses non renouvelables bradées à des grandes  compagnies minières et des riches affairistes corrupteurs très influents. Résultats déplorables mettant en danger les  citoyens de  seconde  zone : les octrois  des marchés publics se  font dans la complaisance la plus  totale alors  que les travaux prévus dans les projets  de développement ne sont jamais achevés dans les délais fixés par la loi ou sont pratiquement fictifs. En  ce  qui concerne le  cheptel  sérieusement menacé  d’extermination, des  décideurs  au niveau ministériel se trouvent impliqués en complicité avec des  notables locaux et  quelques responsables  des  forces  de l’ordre tenus  en laisse par des  espèces  sonnantes et impressionnantes.

C’est  dans un  contexte aussi vicié qu’à l’heure  actuelle le paysage politique du pays  se  trouve  confronté jusqu’à ce que les  résultats des prochaines  élections dotent le pays d’on ne  sait quelle sorte  de personnalités. Pour le moment, le débat sur l’éventualité de la mise  en place des avant-projets  de lois  devant  régir les processus électoraux agitent les  esprits. Les médias n’arrêtent pas  d’alerter l’opinion « la  société civile  est favorable aux réformes, mais ce qui l’inquiète c’est la cadence à laquelle le président veut les mener. » Le public risque de se  voir obligé de vivre  sous la coupe des contraintes imposées par le pouvoir sur le «financement des campagnes électorales, des partis politiques ou encore loi sur la moralité et le comportement des candidats. » Comme pour brouiller  encore un peu plus les  cartes, le  régime s’adonne à une forme  d’agitation permanente, peut-être  bien pour déstabiliser les prétentions de quelques têtes  qui  dépassent qui visiblement  seraient  condamnées à une  décapitation politicienne dans le  genre  qu’on a  réservé à  Honoré Rakotomanana. Les effervescences qui secouent depuis quelques  temps les  voisins  des locataires du Parc  de Tsimbazaza laissent  présager une  visée que les anciens membres  du CST  et  du  CT  avaient  déjà caressé dans le but de  vider l’Assemblée  Nationale pour tenter  de se substituer aux  députés  élus au  sein d’une  assemblée constituante par pure nostalgie des privilèges perdus à la  fin de la Transition.  Certains analystes n’écartent pas  aussi que quelque part dans la direction  du parti présidentiel HVM, on rêve d’une future majorité  parlementaire à Tsimbazaza acquise au sens propre comme  au sens  figuré afin d’aboutir à la  facilitation d’un changement tactique de la  Loi  fondamentale au profit de qui vous  savez. Pour faciliter la  réélection du président fondateur du  HVM, d’autres observateurs  craignent même qu’après avoir procédé à une (improbable) dissolution d’Assemblée  Nationale, avec  Rivo  Rakotovao, l’homme  qu’il  faut à la place  qu’il  faut,  le  système gérerait(le  conditionnel est  de rigueur) le pays avec uniquement un  Sénat  soumis et à la botte  de l’Exécutif… Elucubration quand tu nous  tiens ! La seule réalité tangible est que la tenue vagabonde de ces  conseils  de ministres errants assortie de ces raids HVM en province n’est pas gratuite. Quoi  qu’on dise pour se disculper, au bout  du compte, les séjours gouvernementaux sont lourds  d’arrière-pensées électoralistes visant à damer le pion à tous les  récalcitrants qui refusent  encore d’accepter l’oligarchie de la République des  affairistes qui soutiennent mordicus le  régime  en place. A l’heure des  virements informatisés on ne  raisonne plus avec les  recettes minables et dépassées des régimes de  bananes ! Jeannot Ramambazafy a  beau faire preuve  d’un indulgent euphémisme dans un commentaire sur les personnes impliquées dans le Paradise Papers. Il est  indéniable  que « ce n’est pas parce  qu’une personne est dans le Paradise Papers qu’elle  est  directement  coupable », mais  toujours  est-il  les  dites personnes citées dans le  document publié  sont indissociables aux accords suspects et dénués  de  toute  transparence relatifs à l’exploitation douteuse des  ressources légitimes  de plus  de 20 millions de Malgaches qui survivent lésés par les jouissances injustes des  richesses  de Madagascar par  une minorité de  rapaces.  Et « personne  ne bouge… », dixit Franck Raharison… Qui parmi ces valets des prédateurs potentiels de notre patrie oseraient lever le petit doigt pour  affirmer qu’il a les mains propres ? Le défi est lancé ! Les immeubles  et les  comptes  que possèdent la plupart  d’entre  eux en terre étrangère sont  suffisamment dissuasifs pour  qu’ils  se risquent à montrer patte blanche.

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