La Gazette de la grande ile

HVM: Précampagne abusive !

Publié le 28 novembre 2017

Le Chef de l’Etat a présidé un Conseil des Ministres décentralisé à Mahajanga. Pour certains observateurs, c’est une bonne chose, car Madagascar ne se réduit pas à la capitale. Pour d’autres, c’est une dépense superflue dans une période de vaches maigres, compte tenu des restrictions budgétaires. Les avis sont donc partagés à propos de ce conseil des ministres décentralisé à Mahajanga, ou ailleurs. Les ministres se sont rendus à Mahajanga pour assister au Conseil des Ministres avec l’argent des administrés. Cela fait partie des prérogatives de la puissance publique de l’Etat. Jusqu’ici, il n’y a rien à redire. Le problème est que, juste après le Conseil des Ministres, le HVM a accueilli son congrès régional dans la même ville. Là, il y a un malaise et il ne peut pas y avoir d’opinions divergentes. Les ministres déjà sur place ont été rejoints par les directeurs généraux, les secrétaires généraux et chefs de service des ministères militants du HVM et par les simples partisans du HVM, tout cela aux frais du contribuable. Le HVM a donc fait une utilisation absolument abusive des moyens de l’Etat. Ce congrès régional a procuré un avantage certain à Hery Rajaonarimampianina dans sa candidature à sa réélection, puisqu’il a procédé à des inaugurations. Pourtant, le Chef de l’Etat sait qu’il est à la fois illégal et contraire à l’intérêt général de financer un évènement privé avec de l’argent public, surtout que les ressources financières de l’Etat sont très insuffisantes. Si un coup de frein n’est pas mis à cette pratique qui prouve que le régime ne respecte pas l’Etat de droit, rien n’empêchera le HVM de faire le doublé (Conseil des Ministres et congrès régional) dans chacune des 22 régions. Des citoyens avertis et des leaders de l’opposition responsables ne doivent pas rater l’opportunité d’engager une action devant la juridiction administrative pour violation du principe de légalité et abus de prérogatives de puissance publique. Bien entendu, les demandes seront rejetées par un Conseil d’Etat à la solde du régime en place. Ce qui est important, c’est que la teneur de la requête soit portée en toute transparence à la connaissance des bailleurs de fonds et diffusée dans les médias. L’opinion publique malgache et la communauté internationale constateront que le HVM tourne le dos à la moralisation du financement des campagnes électorales, en particulier, et de la vie politique en général. Les élections présidentielles n’ont pas encore eu lieu et la date du scrutin n’est même pas encore fixée, que le haut représentant de l’Union Africaine évoque déjà avec justesse « un déficit de confiance et de dialogue entre toutes les parties prenantes pour les préparatifs des prochaines élections » à Madagascar.

Folojaona et Ranary

 

 

 

 

Revendication d’une pension de retraite: Des députés persistent

C’est d’un très mauvais œil que la plupart des citoyens malgaches voient la démarche qu’effectuent en ce moment les parlementaires de la Chambre basse. Ce jour, ils prévoient de mettre sur le tapis la revendication d’une pension de retraite pour tous les députés. La révélation publique de cette nouvelle revendication date d’il y a environ une semaine. Aujourd’hui, elle se concrétise. La pension de retraite payée par l’Etat est normalement donnée à un fonctionnaire pour subvenir aux besoins de ses vieux jours alors qu’il ne peut plus travailler en tant qu’agent de l’Etat à partir de ses 60 ans, après avoir servi plusieurs années en tant que tel. La différence avec les députés, c’est qu’ils réclament cette retraite après la période limitée de leur mandat qui est de 5 ans de travail. C’est comme s’ils réclamaient à l’Etat une allocation tous les mois jusqu’à la fin de leur existence. Un laps de temps qui peut encore durer plusieurs années à piocher dans les derniers publics, vu que les députés comptent parmi eux des jeunots d’à peine 30 ans. La revendication passerait mieux aux yeux de la population si des travaux acharnés étaient perçus après leur bref passage en tant que représentant du peuple. L’écho des réunions de la Chambre basse ne montre pourtant la plupart du temps que des chaises vides et des députés endormis. Après l’obtention des véhicules 4×4 tant chers à leurs yeux, les parlementaires profitent des dernières heures de leur mandat pour remplir autant possible leurs poches, se doutent les observateurs. Et le peuple dans tout ça ?

Nomena E.

 

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