La Gazette de la grande ile

Madagascar: Ce pays où il fait bon vivre… ou pas

Publié le 28 novembre 2017

Poser cette question du il fait bon vivre ou pas à Madagascar soulèvera l’ire de bon nombre de lecteurs alors même que l’interrogation n’est pas de savoir si on aime ou pas notre pays, mais plutôt s’il fait bon vivre dans notre pays. En effet, a priori tous les Malagasy aiment leur pays, tous les Malagasy rêvent de voir ce pays que l’on dit riche et qui l’est devenir prospère, tous les Malagasy souhaitent le développement du pays et tous les Malagasy ou du moins la grande majorité œuvre chacun à leur façon même à échelle microscopique pour le bien de son pays. Cela commence par de toutes petites choses comme jeter les ordures dans les bacs à ordure, mais pas à côté -il y a quand même une grande majorité qui le fait mais qui ne peut plus le faire quand pris dans des guéguerres entre exécutif et commune les bacs à ordure ne sont pas vides et les gens se trouvent obligés de jeter la poubelle à l’extérieur. Et finalement et bien malheureusement ce sont les discordances, les guéguerres politiciennes qui prennent le dessus et de cela dépend le développement du pays ou plutôt le non développement du pays.

Quand les gens veulent vivre en toute sécurité et se barricadent dans leur maison et que malgré cela ils se font attaquer par des bandes armées, que les forces de l’ordre n’arrivent pas à mettre la main sur tous les auteurs de ces attaques ou que la justice les libère ou que l’administration pénitentiaire les autorise à sortir et les mêmes personnes commettent des méfaits, il est normal que les gens en viennent à des extrêmes telles que les vindictes populaires, il est normal que les gens ne rêvent que d’une chose : quitter le pays et vivre ailleurs!

Quand une réforme du système éducatif est menée, que tous les responsables du ministère de l’éducation nationale vantent les mérites de ce nouveau système mais que ces mêmes responsables envoient tous leurs enfants dans les écoles américaines, les écoles françaises et autres, telle attitude suscite chez les parents une piètre opinion de la réforme que les enfants de ces responsables ne connaîtront même pas, et cela laisse dubitatif. Continuera-t-on de laisser les enfants dans ce système avec cette réforme dont les responsables du ministère de l’éducation nationale sont la source mais que leurs propres enfants n’expérimenteront pas ou va-t-on chercher un moyen pour que les enfants puissent être pris en charge par un membre de la famille déjà installé ailleurs qu’à Madagascar?

Quand le système de santé fait que, à défaut d’épidémie, telle que la peste, aller dans les hôpitaux relève d’un véritable parcours du combattant ou l’argent est roi et que si on n’a pas d’argent pour acheter même du coton autant sortir de l’hôpital et attendre la mort certaine…à moins qu’on nous indique les vertus de toutes les plantes dont ce pays est riche ou d’aller voir tous ces tradipraticiens chacun avec leurs spécialités respectives!

Quand l’aliment principal est le riz et que le riz coûte excessivement cher, que les responsables aussi bien au ministère de la santé ou au ministère de l’agriculture ne vantent pas les bienfaits d’autres produits céréaliers, que le pouvoir public n’agit pas et trouve normal le prix actuel du riz, il est compréhensible que des gens rêvent de l’Eldorado qui paraît- il serait au Liban, dans les pays du golfe, en Chine etc.

Tous ces Malagasy qui rêvent de quitter Madagascar, toutes ces personnes qui feraient le tout pour le tout pour pouvoir quitter leur pays, ce n’est pas parce qu’ils n’aiment pas leur pays, c’est parce qu’il ne fait pas bon vivre à Madagascar.

Et puis il y a ces expatriés qui viennent à Madagascar pour un contrat de deux ou trois ans, qui renouvellent une fois leur contrat et qui par la suite prennent soit une disponibilité soit une retraite anticipée pour pouvoir rester à Madagascar, pour investir à Madagascar car la vie est beaucoup plus facilitée à Madagascar, car Madagascar est un beau pays, car avec ce qu’ils gagnent ils peuvent assurer leur propre sécurité, ils peuvent partir se soigner dans les îles voisines ou dans l’Hexagone, ils peuvent mettre leurs enfants loin de la réforme éducative du ministre de l’éducation nationale malagasy.

Si beaucoup d’étrangers, beaucoup d’expatriés aiment la vie à Madagascar, aiment Madagascar ; un certain nombre de Malagasy aiment leur pays profondément mais n’aiment pas la vie à Madagascar si bien qu’ils ne rêvent que d’une chose, quitter le pays…un peu comme les dirigeants qui quand ils sont au pouvoir font des va-et-vient à l’extérieur et une fois qu’ils quittent le pouvoir s’installent à l’extérieur, s’exilent volontairement à l’extérieur sauf que ceux-là ce n’est pas la vie à Madagascar qu’ils n’aiment pas mais c’est le pays qu’ils n’aiment pas, ce pays qu’ils avaient déclaré aimé tant qu’ils sont à la tête de l’Etat, mais qu’ils n’aiment plus car ils avaient eux aussi dépouillé le pays!

Claude Rakelé

 

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