La Gazette de la grande ile

Les arnaques de l’or sale de Madagascar

Publié le 04 décembre 2017

Surtout ne dites pas  qu’il s’agit ici d’une persécution aggravée de fixation sur la personne  d’un individu qui n’a jamais  été propre dans la  conduite de ses  affaires (entendre par là business) et les  affaires  de l’Etat. Arrivé  au pouvoir par auto-proclamation suivie d’une prise  de pouvoir par  insurrection (prise du Palais du Premier ministre à Mahazoarivo par des militaires  félons et  des  réservistes), Marc  Ravalomanana a  été le premier artisan de la  braderie des riches minerais de l’ilménite de l’Anosy, cobalt avec Sherrit et des premières exploitations pétrolières. En « septembre 2008, c’est-à-dire juste avant le coup d’État militaro-civil de 2009, Total a payé 100 millions de dollars pour ses 60 % du champ de Bemolanga, devenant ainsi son exploitant unique et ayant convenu d’un programme de travail de deux ans destiné au forage de 130 puits principaux supplémentaires pour un coût de 200 millions de dollars. D’après les estimations, le champ de Bemolanga contiendrait plus de 16,5 milliards de barils de pétrole en place, avec près de 10 milliards de barils de pétrole récupérable, et le développement du champ coûtera entre 5 et 10 milliards de dollars (Source : Friends of the Earth, 2011).»

Connaissant  très  bien ce  penchant très marqué  des  gens  du pouvoir pour cette  tendance morbide à ne  jamais  faire preuve de  transparence sur ce type  d’investissements  des puissantes  sociétés  étrangères, jusqu’à nos jours, le public est  rarement mis  au courant  des  détails  financiers et des revenus de Madagascar dans ces ententes obscures. L’homme d’Imerikasinina n’a pas  été le  seul à succomber à la  tentation des royalties vers des comptes dans les paradis  fiscaux. Pour preuve, nous livrons ici à titre d’exemple l’extrait  d’un témoignage d’un compatriote : « l’autorité transitoire à Madagascar dirigée par Andry Rajoelina (qui rappelons-le, est une autorité de fait et non élue) venait de donner officiellement son accord, ou son approbation pour le projet minier Ambatovy (1) avec la société Sherrit International. En d’autres termes, on passe à l’étape de l’exploitation. Dans la même journée, j’ai aussi appris que l’action en bourse de Madagascar Oil (2) a légèrement augmenté passant de 22,25 pence (soit 0.27 euros, 771 ariary) à 28 pence (0,35 euro, 1000 Ariary), augmentant ainsi sa capitalisation boursière aux alentours de 87 millions d’euros à la dernière négociation. »  Est-ce que le commun des  mortels est  au courant et quels  avantages  en tire le Trésor Public, même à l’heure  actuelle. Souvenons-nous  bien que le ministre des  Finances  et  du Budget de l’époque est notre président  de la République actuel. La même source sous la plume  de  Vahinala nous  révèle le contenu pas très  crédible d’ « un rapport de l’UICN(Union  Internationale pour la conservation  de la nature) intitulé « Préparer le  chemin pour atteindre un impact positif net sur les  activités  de  Rio Tinto QMM ». L’objectif est  clair  et  sans  équivoque. Parce  qu’ « il s’agit  en fait d’une  initiative commune  de l’UICIN et de  Rio Tinto, groupe  d’exploitation minière, principal partenaire  de l’Etat malgache dans la région d’Anosy pour l’exploitation  d’ilménite. Visiblement, l’UICN félicite les  efforts déployés   par  Rio Tinto pour protéger l’environnement et la biodiversité dans la  région  d’Anosy. Cette même entreprise qui, pour le  besoin  de ses  extractions,  va dégrader 1665 Ha de l’habitat  forestier littoral sur les  sites miniers  de Mandena, Petriky et  Sainte Luce en 40 ans et  avait  déjà commencé à  déplacer des  communautés(UICN et Rio Tinto). Rio Tinto QMM assure néanmoins de  ces communautés ont  reçu des compensations financières. » Mais  dans  quelles conditions et  avec quel niveau de préjudices pour les intéressés  contraints  et  forcés ?…

S’il n’y avait  que  ces  cas tristement  fameux, on n’aurait pour  se  résigner à  faire  avec  et  se   fier à la  gestion par l’équipe  de la 4ème République  de  ces héritages maudits laissés par ces  deux  régimes  qui ne peuvent pas  se prévaloir d’un certificat  de  bonne  conduite  des prérogatives  étatiques et d’un label  de  politiquement  correct. Malheureusement pour  nous, les  Sté Mainland  Mining ses semblables et ces nouveaux  envahisseurs de  Soamahamanina,  d’Ambilobe,  de  Daraina  et  d’ailleurs avec la  fièvre de l’or, elles avaient toutes mener  en bateau nos  décideurs moyennant des privilèges  et  des dessous de  tables faciles à deviner même de  nos jours. Ces  entreprises prédatrices avaient purement pillé nos  ressources alors  qu’elles  s’étaient engagées à exploiter et à traiter sur place dans la légalité des centaines  de tonnes  d’ilménite, des  dizaines  de milliers  de  zircon et  dioxyde  de titane par an. Dans la réalité  des faits , ces riches produits  ont  quitté  en fraude,  au  grand  jour, le  territoire national avec la protection et  l’aide  des  responsables  étatiques  et le soutien logistique des transporteurs  locaux  connus et   bien  entendu les  patrons des  Douanes  de l’époque.  Où sont les constructions d’usines promises, de  barrage hydroélectrique à Ivolobe ? Toutes parties en  fumée à la faveur des sommes  faramineuses versées  discrètement quelque part. Jeannot Ramambazafy  dans ses récentes révélations  sur les Paradise Papers  a  cité  quelques noms  qui ne peuvent pas nier  qu’ils ont participé activement à ce  véritable pillage organisé  de nos richesses.  Comme  des  extra-terrestres  qui débarquent  d’on ne  sait  quelle planète, les habitants  de  ce pays ne  sont  au courant de rien du tout… Même lorsque  des  communiqués officiels les  avisent  sur les  récents  accords avec les  majors de  British Petroleum,  les  secrets  restent  bien  gardés  sur les fraudes  fiscales avalisées à propos d’exploitation de sables bitumineux de Bemolanga et Tsimiroro par Total, l’exploitation des  sables bitumineux  de  Bemolanga  et  de Tsimiroro par Total. Les mêmes  observateurs  affirment  et  reconnaissent que  ces projets catastrophiques et  irréversibles  sont  « indéniablement bénéfiques pour l’Etat malgache qui devrait théoriquement bénéficier de taxes et de royalties (encore faut-il que ça arrive dans les caisses !), pour les élites qui réussissent à “capter la rente” (c’est devenu monnaie courante pour cette catégorie sociale privilégiée !) et pour les quelques Malgaches qui sont employés dans ces projets, mais aussi et surtout pour les compagnies privées venues dans ce pays béni des dieux, ce paradis terrestre où tout est accessible si facilement.».  Mais il y  a plus grave lorsqu’une  source hautement  crédible comme le  journal  Guardian publie  dans  ses  colonnes que « les conditions commerciales et financières accordées par Madagascar aux sociétés pétrolières leur sont exceptionnellement favorables : pendant dix ans, elles toucheront 99% des recettes tirées de la vente de l’or noir extrait des sables, l’Etat ne touchant que 1%.  A noter  qu’une  source sûre et  digne  de foi assure que « Les opérations de forage de Bemolanga ont démarré en juillet 2009. »  Cette forme  d’aumône versée au  détriment  du peuple et  du budget  de l’Etat  est-elle toujours appliquée ou  reste-elle définitive ? Et pourquoi ? L’opinion attend des  réponses claires  et  sans  équivoque  de la part  du président  Hery  Rajaonarimampianina (ancien  ministre des  Finances et  du Budget jusqu’à la  fin de la Transition) et des membres  de  ces  délégations avares d’informations  envers les médias…

 

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