La Gazette de la grande ile

EDITORIAL: Tolérance condamnable

Publié le 04 décembre 2017

Une semi-remorque en panne à Ankadimbahoaka le mardi de la semaine dernière causant un embouteillage monstre, un camion en panne au rond-point d’Ambanidia le samedi de la semaine dernière, jour de mariage au bureau de la commune pas loin, causant un embouteillage monstre…et un agent de la circulation qui parfois jette un œil dans la réparation du camion qui bloque la circulation tout en disant au chauffeur d’activer la réparation au milieu de la route!  Une scène surréaliste si on ne connaît pas le pays, une scène que les automobilistes à Madagascar finissent par tolérer, même si beaucoup klaxonnent et insultent les chauffeurs des voitures en panne qui bloquent la circulation, mais un énervement de courte durée, puisque chaque conducteur sait que lui aussi un jour était tombé en panne au milieu de la chaussée ou il sait que lui aussi un jour pourrait tomber en panne au milieu de la circulation et causer des embouteillages. Une scène surréaliste quand on sait qu’ailleurs une voiture en panne qui bloque la circulation est illico presto remorquée pour désengorger la route et le remorquage aux frais du propriétaire de la voiture, mais inimaginable ici, car la grande majorité des voitures sont des voitures d’occasion ou de  » collection » avec des pièces de rechange inexistantes sur le marché, mais que l’on peut trouver chez les brocanteurs ou mieux dans les  » bonnes occasions ». Avec ces scènes déjà surréalistes viennent se rajouter la saison des pluies et la Capitale transformée en Venise, les dalles vandalisées avec les voitures qui tombent dedans ainsi que les routes arrangées façon tip top qui ne survivent jamais après la saison des pluies et les canaux d’évacuation désespérément bouchés. Voilà le quotidien, voilà des scènes devenues classiques, des scènes que l’on finit par tolérer alors même que l’on ne devrait pas…et avec le mois de décembre, les grandes circulations en cette période de préparation des fêtes, les grosses pluies en cette période également, on rêve de quitter la Capitale ou ne pas sortir de chez soi, mais on  » subit  » et on tolère finalement tout et n’importe quoi !

Anais T.

 

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