La Gazette de la grande ile

Concurrence déloyale: Une pratique difficile à mettre fin

Publié le 07 décembre 2017

 

La concurrence saine et loyale est indispensable pour un développement durable, pourtant il est difficile de mettre en place une libre concurrence dans un système où le secteur informel est maître. Ceux qui œuvrent dans le domaine du formel qui se trouve être une minorité seront toujours désavantagés. Un atelier s’est tenu à l’hôtel Panorama Andrianarivo, hier dirigée par la délégation du Comesa à l’occasion de la Journée de la concurrence où il était question de partage sur tout ce qui entoure la concurrence avec la présence de plusieurs acteurs. Les formes de concurrence déloyale sont diverses  comme la rétention de stock que dénonce souvent le ministère lorsqu’on est en présence d’une inflation. Il se peut également que les concurrents s’entendent sur les prix à afficher au niveau des marchés et cela désavantage les consommateurs. L’on est en présence de cela avec la hausse des prix à la pompe où les compagnies pétrolières affichent les mêmes prix. Les cas de concurrences déloyales ne sont pas des moindres. Tout comme la corruption elle affecte tous les secteurs, c’est pourquoi il est difficile d’éradiquer cette pratique illicite. Dans le secteur industriel par exemple, la vente sans facture figure parmi les pratiques des opérateurs  qui veulent échapper au fisc ou du moins réduire la facture à payer à l’Etat. Au niveau du commerce, il y a ceux qui vendent des produits périmés à bas prix sans prendre en considération les conséquences sanitaires au niveau des consommateurs et c’est lors des périodes de fête que cela  s’effectue à grande échelle sans que les autorités compétentes ne puissent rien faire, vu que les commerçants de friandises en tout genre se multiplient.

Jean Riana

 

Un atelier sur l’éthique et la lutte contre la corruption

L’Hôtel Colbert a abrité, hier, le lancement d’une séance d’échanges et de réflexions sur l’éthique et la lutte contre la corruption au sein des partis politiques. Pendant deux jours, les leaders et cadres dirigeants des partis politiques se concerteront sur la notion d’éthique ainsi que son articulation avec la vision de chaque parti, mais aussi sur les différentes démarches à engager afin d’intégrer la lutte contre la corruption dans la gouvernance interne et dans les projets de société.

La séance a été présidée par Benaivo Narcisse, Directeur général de l’Intérieur, représentant le Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, avec la présence de Madame Violette Kakyomya, Représentant résident du PNUD, et de Madame Eliana BEZAZA Présidente du Comité de Suivi des recommandations des ateliers des partis politiques.

A l’occasion de cet atelier qui se tient deux jours avant la célébration de la Journée internationale de lutte contre la corruption, Madame Kakyomya a tenu a souligner le rôle clé que joue les dirigeants et membres des partis dans cette lutte de part « vos responsabilités dans la gestion de vos structures respectives, et de l’influence que vous possédez vis-à-vis du comportement de vos sympathisants. Vous devez promouvoir le bannissement des comportements contraires à la loi, à l’éthique, mais aussi au jeu équitable et à l’égalité des chances dans lequel s’inscrit le processus électoral. »

Par ailleurs, cet atelier a été conçu avec la collaboration de la Fondation Friedrich Ebert, du Bureau indépendant anti- corruption (Bianco), du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI) et du Service de renseignement financier (Samifin).

Il est utile de rappeler que cette initiative est la suite d’une série d’ateliers interactifs, mis en oeuvre depuis 2016, visant la promotion d’un environnement propice au dialogue et un climat politique apaisé en vue des prochaines échéances électorales à Madagascar. Les précédents ateliers ont permis la formulation des recommandations adressées à chaque catégorie d’acteurs et à la mise en place d’un comité de suivi qui joue un rôle clé pour maintenir cette dynamique.

Lire aussi