La Gazette de la grande ile

Exportation de bois de rose: La CITES rejette la demande malgache

Publié le 07 décembre 2017

La 69ème réunion du comité permanent de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d’extinction (CITES) s’est déroulée à Genève du 27 novembre au 1er décembre 2017. Durant cette réunion, le cas des bois précieux de Madagascar a suscité de longues discussions. D’ailleurs, une session a été consacrée aux questions spécifiques à ces espèces, dont les bois d’ébène (Diospyros spp.), et palissandres et bois de rose (Dalbergia spp).

Faut-il souligner que particulièrement riches en biodiversité, les forêts humides de l’Atsinanana, site du Patrimoine mondial de l’UNESCO, abritent certaines des forêts les plus vierges de la planète et des écosystèmes uniques. Ce bien est mis dans la liste des sites en péril de l’UNESCO à cause des pressions qui l’affectent: activités minières illégales, braconnage des lémuriens, mais surtout la surexploitation de bois précieux liée au trafic de ces espèces.

Constatant un manque de progrès dans la mise en œuvre du plan d’action sur les bois précieux de Madagascar, le Secrétariat Général de la  CITES a donc proposé de maintenir la recommandation aux  pays membres de la Convention de ne pas autoriser  les exportations ou réexportations à des fins commerciales, de spécimens de bois d’ébène,  de bois de rose et de palissandre de Madagascar.

« C’est une sage décision que nous soutenons, nous appelons les autorités à redoubler d’efforts dans la mise en œuvre du plan d’action, en particulier, dans l’application des lois en vigueur concernant l’exploitation illicite de ces espèces et les auteurs de ces faits » affirme Nanie Ratsifandrihamanana, directrice du WWF Madagascar.

En d’autres termes et pour la CITES, la demande de Madagascar d’exporter ses stocks de milliers de tonnes de bois de rose et d’ébène saisis ou «déclarés» n’a pas été acceptée par le Comité. Le Comité a décidé de maintenir la suspension actuelle des échanges. En réponse au besoin permanent de résoudre la «crise du bois de rose» dans le pays et de pérenniser le commerce légal du bois, Madagascar est invité à renforcer les mesures contre l’exploitation forestière illégale, notamment les saisies, les enquêtes, les arrestations, les poursuites et les sanctions. Un inventaire vérifié d’au moins un tiers des stocks de grumes, de bois sciés et de placages de mélèzes, de palissandres et de palissandres, accompagné d’un plan d’utilisation détaillé, doit être soumis à l’examen et à l’approbation du Comité, auquel Madagascar peut être autorisé exporter les précieuses bois.

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