La Gazette de la grande ile

Le métro à Tana: Le genre de projet que l’on attend

Publié le 07 décembre 2017

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Maudits embouteillages ! Dans la capitale et ses environs, tel est souvent le cri d’exaspération lancé par les automobilistes coincés dans les bouchons. Actuellement, peut-être en raison de la proximité des fêtes de fin d’année, l’engorgement est particulièrement intense et décourage les usagers des rues. Dans d’autres pays, on calcule le temps, le carburant et l’argent perdus dans les embouteillages ainsi que l’impact de ces pertes sur l’économie nationale. Chez nous, on pratique la politique de l’autruche et on feint de ne rien voir, même si le déficit est certainement exorbitant et participe au marasme de l’économie. En tout cas, rien n’est fait pour remédier à la situation dans la capitale. La Commune Urbaine d’Antananarivo (Cua) se garde de prendre des initiatives car à chaque fois, elle se heurte à l’opposition du régime. Le régime, lui, reste les bras croisés car une action de sa part pourrait profiter à Marc Ravalomanana, candidat coriace en 2018. En novembre-décembre 2018, l’élection présidentielle pourrait enregistrer un taux de participation réduit, les votants rechignant à se déplacer dans un contexte de blocage de la circulation…

L’Etat devrait donc retrousser les manches et s’y mettre, pour sauver l’élection présidentielle de 2018 mais aussi pour fluidifier une circulation trop congestionnée. On peut adopter des mesures provisoires, comme la multiplication des autobus, l’encouragement de l’utilisation de la bicyclette, l’alternance des numéros d’immatriculation pairs et impairs chez les voitures etc. Mais la décision radicale serait d’installer des lignes de métro dans la capitale. Pas pour le scrutin de 2018 car l’échéance est trop proche, mais pour l’avenir d’une capitale qui risque à terme la paralysie en raison de la saturation du trafic. L’opération coûte très chère, mais le jeu en vaut la chandelle. Lors du récent sommet Europe-Afrique à Abidjan (Côte d’Ivoire), la délégation officielle malgache fut témoin de la mise en chantier du métro de la capitale ivoirienne. Les travaux, lancés officiellement par les présidents Emmanuel Macron et Alassane Ouattara, sont  financés par un prêt à taux concessionnel de la France d’un montant de 1,4 milliard d’euros. Le chantier sera pris en charge par un pool de groupes français comprenant Bouygues TP, Colas Rail et Alstom. Quand les lignes seront opérationnelles en 2021, elles pourront transporter 500 000 voyageurs par jour, avec des rames de métro qui surviennent dans chaque station toutes les cinq minutes.

Voilà qui devrait rendre un fier service à Tana-Ville où pour tous les usagers, la circulation (en voiture individuelle, en minibus, à pied, à moto etc.) est une véritable galère. Voilà aussi le genre de réalisation qui devrait plaire aux foules en raison de son impact direct sur la vie quotidienne. Hery Rajaonarimampianina devrait en lancer l’idée auprès d’Emmanuel Macron. Il pourrait obtenir gain de cause car il ne se montre guère agressif sur la question des Iles Eparses, et ne gêne donc pas la France. Il peut tenter le même essai auprès du Japon qui a aussi une grosse expertise en matière de construction de métro. Car selon la propagande officielle, les autorités nipponnes ont reçu avec des égards exceptionnels Hery Rajaonarimam-

pianina et ont enregistré avec compréhension ses desideratas. Il est vrai que le chef d’Etat malgache se montre indulgent vis-à-vis des manquements de Sumitomo à l’endroit du cahier des charges, dans l’exploitation du nickel d’Ambatovy.

En tout cas dans le «Fotoam-bita », la propagande gonfle les réalisations de Hery Rajaonarimampianina et les présente comme « supérieures à celles de Marc Ravalomanana et d’Andry Rajoelina réunies (!) ». S’il construit des voies souterraines pour le métro de Tana, ce ne sera pas seulement pour la …galerie.

Adelson RAZAFY

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