La Gazette de la grande ile

chronique de razafilahy: Des cactus à la place des sapins

Publié le 16 décembre 2017

Traditionnellement pour les  fêtes de fin  d’année, les  sapins  sont  rois  et trônent avec  mille lumières dans presque toutes les  demeures avec cet  esprit  festif qui anime les  familles des plus pauvres  aux plus  fortunées. Cette  année pourtant (blague à part) dans les  chaumières, on n’envisage même pas la présence de cette plante ou  de son remplaçant artificiel. Les préoccupations bassement quotidiennes sont  tellement contraignantes que la ménagère ne songe même pas à la nécessité d’un arbre de  Noël. Etant  donné que les soucis domestiques au niveau  de son panier restent et demeurent d’une réalité bassement alimentaire. L’existence depuis le début de cette 4ème République a connu une paupérisation telle que l’idée de festoyer n’est envisageable que pour les  favoris et les  rares privilégiés de l’entourage immédiat des  hommes au pouvoir et des fortunés personnages que le régime avaient permis d’avoir  accès à des  signes  extérieurs de richesses,  au luxe et au confort des citoyens à l’abri du  besoin.

Une fois  de plus, nous donnons ici aux lecteurs l’occasion de revoir les passages  de  cette chanson inoubliable  de Jacques Dutronc où il dit que « Dans la vie il n’y a que des  cactus. Moi je me pique de le savoir. Aïe ! Aïe ! Ouille ! Aïe ! Aïe ! Dans leur cœur il y  a des cactus ! (…) Dans l’heure qu’il est, il y a des  cactus…Dans leur sourire il y a des cactus (…) Le monde entier  est  un  cactus (…) ». Sans  exagérer, à mesure que la fête de la Nativité approche, on ne peut pas  s’empêcher de réaliser que cet  artiste a mille fois  raisons quand on voit ce qui se  passe  autour de  nous. Avec  les  dirigeants de  ce pays qui ne pensent qu’aux   heures de ripailles  et de beuverie  qu’ils vont se farcir pendant que le petit peuple doit se contenter de leur maigre pitance. On peut nous  traiter de  jaloux  et d’envieux… Soit ! Mais à l’heure où ces  grands  responsables  entourés de  leurs enfants  en famille font  des  agapes,  savent-ils au moins,  ou  font-ils  semblant de l’ignorer : les pauvres deviennent de plus  en plus pauvres. Pendant qu’eux les  chefs d’institutions, les grands  de ce monde se pavanent bien  sapés sous les  regards éberlués des mendiants et  des  gueux des quartiers des  bidonvilles et  des  chaumières. Est-ce vraiment juste que ce fossé qui sépare les nantis et ceux  qui mangent à peine soit encore la grande barrière qui fait de  bon nombre de gens des  citoyens de seconde zone tout  juste bons pour  venir voter  en masse le jour des élections ? Depuis hier, ces parlementaires qui étaient censés être ceux qui parlent à la place de la masse, ont arrêté de siéger et faire semblant de veiller au bien-être de la plèbe. Ils ont voté des lois  qui ne servent guère à protéger ou à défendre les  intérêts d’une majorité n’ayant pas  droit à la parole et à une juste répartition des  revenus obtenus en principe avec les  ressources  et les  richesses  naturelles à foison de cet Eldorado  de l’Océan  Indien. Avec leur fixation au «parler menteur », ils vont  rentrer parmi leurs pauvres électeurs pour de nouveau  acheter à un prix dérisoire la sympathie de l’électorat. Alors qu’une fois encore ils ont sciemment omis de sanctionner un président de la République qui mérite pratiquement une motion  de déchéance pour  avoir manqué de respect aux textes  de la Constitution.

Les  échos des ragots de la capitale qui parviennent  jusque dans les  fins  fonds du pays  font  état de  toutes  ces  âneries qui meublent le quotidien  des  acteurs politiques  de cette île. Les uns  se préoccupent de savoir à  quelle sauce législative le parti présidentiel  HVM et consorts  vont-ils  les cuire et les  frire dans les jours qui vont suivre avant d’arriver aux dates  des  prochaines  élections… Avec un référendum bidonné ou des réformes  électorales vicieuses ? Ils  sont tellement  obsédés par leur  sort futur et les  ambitions  déplacés  de  ceux  qui rêvent de devenir président de la République qu’ils ne se  demandent même pas comment ils  vont  s’y prendre pour financer les projets vaseux avec lesquels ils se préparent à éblouir et à berner la masse. Un jour c’est  chacun pour  soi et puis les  jours suivants, les mêmes rêveurs se croient  obligés de changer de tactique pour faire croire à tous  qu’ils  peuvent s’entendre pour soutenir un  candidat unique. Pourtant,la grande question  est  de trouver l’oiseau  rare pour qui ils vont amener une population déjà aigrie par les roublardises de politicards  véreux à mettre dans les  urnes un nom assez honorable et  digne de  confiance pour être dans la peau d’un  homme d’Etat ?…Tels qu’on les  connaît,  ces  grandes gueules  et  ces  gros malins qui prétendent briguer la présidence ne font pas le poids. Et que même, ils  ont déjà déçu tout un peuple en promettant les étoiles, la  lune, une voiture 4L pour chaque foyer et le changement en jouant le DJ avec la  naïveté de  toute une cohorte de dupes le temps  d’un mandat sans  avoir été  élu…Faut-il demander  dans  ce cas  au  Bon  Dieu  de  nous  dépêcher un envoyé du  Ciel ? Mais pourquoi pas ? Le mal de  vivre dans un monde  de cactus donne à tous les  habitants de Madagascar  le droit de ne choisir que celui qui mérite de prendre  en main la destinée de  plus de 20 millions d’administrés. Les gens  en ont marre de supporter davantage les promesses  fallacieuses  et la domination d’un  système qui ne  tient pas compte de la valeur de la parole donnée, des  serments à la tête des institutions,  des  juridictions et  qui se prostitue au plus offrant. Si jamais pour la dernière ligne d’un mandat mal parti, l’actuel président se permet de passer outre les  prescriptions  de la Constitution pour imposer des  nouvelles lois, le  risque est  trop grand pour  voir venir des  troubles  avant, pendant et  surtout après les  élections. S’il y  a des sceptiques  bornés  qui en  doutent encore, il suffit de  demander  aux autorités  civiles  et militaires  de  Mananjary  et  des  rives  d l’Ikongo de  quoi  sont-ils capables les habitants  en colère et  « indignés » dans le sens  annoncés par un  Bon Samaritain qui à la place  d’une montagne d’ordures, avait réussi à construire des  habitations pour  des milliers de miséreux…

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