La Gazette de la grande ile

CHRONIQUE: Les pages inoubliables de notre Histoire

Publié le 19 décembre 2017

Une ressemblance certaine sinon une forme de mimétisme de l’histoire des Etats-Unis d’Amérique  avec celle de Madagascar est  tellement  frappante qu’on en est plus que  surpris. A l’heure où notre honorable  lecteur a sous les yeux ce journal, des braves policiers après de patientes recherches sont  arrivés à procéder à la capture du chef d’une bande  de  voleurs de bœufs. Le nommé  Manantombotsoa Tsarafiavy Bienvenu dit Tombo……au cours  de son énième triste exploit à Tsaranoro le  3 Août 2017 et ses comparses avaient emporté  40 têtes  de zébus. Et après  échange de coups de feu avec les poursuivants, ils ont pu tuer Andriamaharosoa Patrick Joseph, un adjudant-chef de l’armée  venu au  secours des  éleveurs dans le  cadre d’un  détachement pour  sécuriser le district. Hier dans la matinée, amené au Parquet, Tombo celui qui avait terrorisé la région, jour après jour  avec ses complices, au lieu d’être mis  en cage dans la prison  d’Ankazondrano à Fianarantsoa, a  été remis  en liberté provisoire. Comment se  fait-il qu’un suspect (il faut le reconnaître et qui a fait des  aveux circonstanciés sans  avoir été forcé) d’un crime avec comme victime un sous-officier  en service  commandé puisse être remis en liberté? Messieurs  et Mesdames du  SMM qu’en pensez-vous ? Est-ce que le Conseil Supérieur de la Magistrature  doit féliciter le ou les magistrats qui croient opportun de libérer un accusé de  vol  de bœufs  aggravé  d’un meurtre ? Voilà des questions qui préoccupent les habitants  et  surtout les éleveurs d’Ambalavao. Et on  s’étonne après quand les habitants  fassent justice  eux-mêmes…Tout le monde  comme ces braves éléments des  forces  de l’ordre s’étonnent qu’en faveur  de  ces interventions et instrumentalisations malsaines auprès  des  juges, on en arrive à un pareil déni de justice  avéré. Le  malfaiteur qu’ils ont arrêté jouit de l’impunité  comme  c’était le cas à plusieurs reprises auparavant.  Comme  aux bons  vieux temps de l’épopée  du Far-West  au pays des  cow-boys.

Selon les habitants  des localités  riveraines, un  général  à la  retraite résident au village  d’Ambalasoa, Commune Urbaine d’Ambalavao,  en connexion avec les  réseaux du banditisme se  fait  fort de  réussir de soustraire les malfaiteurs  du rigueur  de la loi par la corruption. Ce fameux personnage malfaisant profite  du prestige de son  grade pour influencer des  fonctionnaires de la  justice et  se  débrouille  toujours pour  arriver à ses  fins réduisant ainsi à néant le travail admirable des  policiers et  des gendarmes pour la  sécurité des personnes  et  des  biens. Pendant  combien de  temps  encore comme en Arizona, au Texas,  au  Nevada ou  en  Californie, la fièvre de l’or avait donné lieu   à cette  fameuse  ruée  ver l’Ouest  américain et tout le  folklore que nous  raconte  dans les films western, Madagascar est  en train de  vivre  également ces moments de violence et la loi de  celui qui tire le premier avec les juges qui  se  laissent  corrompre par des riches individus…Puis, il y  avait le temps  de la prohibition  qui a rendu  célèbre les trafiquants de boissons alcoolisés, la ville de Chicago, les hold-up de banques, les  gangsters et les incorruptibles policiers de l’équipe d’ Eliott Ness. On a  vu quelque  chose  de ce genre chez nous et même  de  nos jours…La seule différence est  que les  attaques  des  diligences frappent les  cars-brousse et les  banques  sont  dévalisées par un  Radadatoa, Bob et Carter et chose impensable un directeur de la Banque Centrale un certain  Ranjeva  est toujours  en cavale…

Dommage  que les pages inoubliables soient  truffées de méfaits aussi peu honorables. Alors que les exploits patriotiques  des respectables personnalités comme les  Ralaimongo, Dada Monja, Philibert Tsiranana (premier président de la République) sont peu connus de la jeunesse actuelle  et le seront  sûrement de la future  génération. Rares sont les fans actuels de Johnny Halliday, de  Michael Jackson et des  rappeurs célèbres  qui savent qui  étaient Odéam Rakoto, le ténor mondialement célèbre  Ludger Andrianjaka qui  a osé défier Mario Lanza une célébrité internationale de la chanson, et  tant d’autres  artistes, des  virtuoses du Valiha et  des  chansons folkloriques inimitables… Les pages inoubliables de la vie  de  ces hommes sont la fierté légitime  de  notre pays. Hélas, il existe  également des pages sombres également inoubliables de notre  histoire  récente salie par des politicards ambitieux soutenus par de  véritables  gredins des intrigues de palais tel  que Norbert Lala Ratsirahonana. On peut classer ces moments déshonorables dans un livre noir de la voyoucratie au pouvoir à Madagascar. Les évènements de 2002 avaient donné lieu à des situations dramatiques  que le monde entier connaît. Pour apporter le développement, le système en place ne lésine pas sur les moyens et l’accessoire afin d’entretenir le mirage de  l’existence  d’un Etat de droit, sans oublier de joindre les agréables profits des dessous de table  au strict minimum utilisé pour l’objectif visé et convenu par des traités. Sinon pourquoi M. Pierre Protar, le grand Manitou local de l’Union Européenne, aurait-il cru bon de recommander devant la presse : « qu’il ne faut plus penser aux intérêts personnels mais à l’intérêt de la nation » La réalité est loin d’être aussi rose que les voyageurs de passage le croient. Et pour compléter le tableau, dans ce pays on avait en ce  temps-là déjà une justice de tribunaux serviles, des institutions croupions et un peuple rampant au rythme des bruits de bottes et sous le joug d’un authentique spéculateur qui est arrivé au pouvoir dans l’illégalité totale. Marc Ravalomanana un homme d’affaires, ancien maire d’Antananarivo (parce qu’il s’agit de lui) a pu continuer à régenter, longtemps encore, Madagascar comme un roi sans couronne. En mettant au pas et tournant en bourriques des prestigieux généraux devant des soldats de 2ème classe qui n’en croient pas leurs yeux. Pour  Charlotte Arrisoa Rafenomanjato, l’auteur d’un ouvrage qui ressemble plus à un encensoir qu’à un livre témoignage, malgré un titre qui, par souci d’honnêteté intellectuelle, n’a pas omis de mentionner que de « De président de la rue »…publique on peut devenir un « président de palais », il ne peut être qu’un « Père de famille sans histoire, un chrétien de grande religiosité, un capitaine d’entreprise battant et performant ».  Admiratrice sincère, elle n’a pu toutefois s’empêcher d’ajouter : « Un de ses anciens proches me le décrit comme un despote qui tire toute la couverture à lui et qui s’approprie volontiers de la gloire des uns et des autres ».  Ses anciens  zélateurs regrettent d’avoir participer à cette mascarade qui a permis à « ce fourbe de Marc Ravalomana » de devenir un chef d’Etat avec la bénédiction des Chefs des Eglises… Les feuilles mortes qui tombent des arbres  annoncent que l’hiver approche, la grogne qui s’élevait, de plus en  plus véhémente chaque jour, elle  indique apparemment, qu’au sein de la société malgache, « le couvercle de la marmite est sur le point de sauter ». Le plus drôle, c’est que tous, ils souhaitent brûler l’idole qu’ils ont adorée, comme si ce réflexe pouvait encore tout exorciser. Ils veulent remettre la pendule à l’heure de la vérité et couper court aux frasques de cet usurpateur qu’ils ont aidé à s’emparer du pouvoir par les armes, après s’être honteusement servi des urnes, sans succès. Le cauchemar n’a pu prendre  fin qu’en 2009 dans les  conditions prévisibles pour ce  type  de  régime. Ces rappels historiques peuvent et doivent  servir  de leçon à ceux qui semblent oublier que tout a une fin. Avec ou  sans  des électeurs achetés purement  et  simplement à la faveur de  réformes  sur mesure.

 

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