La Gazette de la grande ile

SENTINELLE : Les Djihadistes changent-ils de cible ?

Publié le 19 décembre 2017

Depuis quelques temps, les incendies ont fait ravage dans le monde occidental. Cette affirmation est illustrée par ces feux de forêts qui ont sévi en France, au Portugal, en Espagne, en Italie, en Grèce, au Canada  et dernièrement en Californie aux Etats Unis. On disait que cela provenait de la sècheresse, mais on a du mal à croire en ces théories visant l’apaisement populaire. Jusqu’ici aucune preuve n’a été apportée confirmant  que ces feux ne sont pas d’origine criminelle. Mais la coïncidence du fait qu’il y eut une diminution assez sensible d’attentats djihadistes dans les pays suscités, fait naître une suspicion légitime sur la corrélation de ces deux phénomènes. En effet, la diminution du terrorisme urbain coïncide avec  l’augmentation exponentielle des feux de forêts dans les pays concernés par cette guerre…de religion, n’en déplaise aux puristes. On est en train de se poser sincèrement la question si les djihadistes ont changé de cible…

La guerre opposant les occidentaux et ses alliés, à l’Etat Islamique (E.I) touche à sa fin car les quelques rares foyers restants des rebelles sont désormais sous l’éteignoir. Mais il est avéré qu’elle a des prolongations qui se jouent avec les partisans extrémistes de l’E.I dans le monde. Avec les mesures draconiennes prises par les Etats occidentaux impliqués dans cette guerre pour protéger leurs ressortissants, les divers attentats surtout à la bombe visant à faire le plus de victimes possibles sont indéniablement difficiles à réussir. Par contre, il est beaucoup plus facile et plus efficient de s’attaquer à l’environnement auquel les gouvernants d’un pays tiennent à s’engager, à préserver et à assurer la qualité de vie de sa population. Effectivement dans certains cas, ces djihadistes d’un autre genre peuvent faire d’une pierre deux coups, en faisant beaucoup plus de victimes corporelles, mais aussi en occasionnant des dégâts psychologiques,  financiers et économiques plus importants. Il est vraiment dommage que la guerre prenne une tournure, une direction, une ampleur inattendue et nocive pour le monde. En ces temps de lutte contre la pollution, on n’a absolument pas besoin de ces apports négatifs qui viennent perturber l’équilibre de l’écosystème déjà précaire de la planète terre.

Les djihadistes vont changer de cible. Ils ne font plus d’actes à court terme, mais ils ont des visées à long terme qui sont de détruire par n’importe quels moyens les valeurs occidentales. Faire des victimes directes par des attentats avec des explosifs, est relégué au second plan pour prioriser la pratique d’une guerre plus sournoise en s’attaquant à l’environnement. Pour ces terroristes de l’extrême, le raisonnement est simple : << à la guerre tous les coups sont permis et personne n’en est à l’abri >>.

Mais au lieu d’envoyer des pensées sinistres sur les actualités de ce monde, n’est-il pas mieux de balayer à notre propre porte ? Effectivement, voici plus d’un demi-siècle que nos terres perdurent dans l’enfer des feux de brousse tous les hivers. Et on peut dire qu’on a de la chance car l’herbe y repousse chaque été pour entretenir cette flamme olympique qui ne meurt jamais (SIC). La  désertification s’étend de plus en plus dans certaines contrées de l’île. On a beau tirer la sonnette d’alarme sur ces actes amoraux et nocifs pour le peuple sur tous les plans, mais les autorités comme toujours tardent à réagir, sinon ne réagissent pas du tout. Le peuple confiné dans son inculture s’enfonce peu à peu dans la délinquance collective et y prend ses aises le plus naturellement du monde. Une partie de notre territoire est dévorée par les feux de brousse pendant la période hivernale mais par contre il n’y a aucune guerre intestine et tant mieux pour nous. Chose étrange car nous sommes le seul pays au monde qui continue à s’appauvrir en temps de paix.

Qu’avons-nous fait pour éradiquer les feux de brousse ? Le hic est qu’ils persistent de plus belle, et on ne voit rien venir d’actes efficients de la part de l’administration centrale, de ses ramifications régionales et encore moins de la population. Il y a trop de palabres et moins d’actions conséquentes. L’unique formation éducative du citoyen est bien loin de suffire à juguler ces feux d’origine criminelle. Un dicton dit : « Nul n’est plus sourd que celui qui ne veut pas entendre », qui est le cas avéré d’une population en passe d’être tous des délinquants en puissance. Effectivement, les habitants s’échinent dans leurs cultures sur brûlis, les éleveurs de zébus continuent à incendier les prairies pour avoir un vert pâturage obtenu par la repousse de l’herbe. Ces pratiques ancestrales encore en vogue entretenues par l’inculture, est un vecteur de sous-développement qui va perdurer si des mesures idoines ne sont pas prises dans un proche avenir. On paie très cher notre laxisme dans le mode de gouvernance. Il est vrai que la fébrilité démagogique dans la prise d’une décision qui se doit d’être ferme et énergique, est interprétée par le peuple comme une faiblesse de l’Etat. Cette perception populaire affaiblit le pouvoir  en diminuant la portée et l’aura d’un Etat de droit et donne libre cours à toutes les exactions sociétales possibles. En m’adressant aux Malgaches qui s’amusent à avoir des pensées plus occidentales que les occidentaux, alors qu’ils font partie des peuples les plus pauvres du monde, je réitère ici une maxime : « Refuser de reconnaître la réalité sur les plaies d’une société c’est participer à sa déliquescence ». En effet en prônant pour cela des sanctions humanistes alors que les délits et crimes sont barbares, les délinquants en nombre grandissant vont :

-condamner à mort la majorité de la faune et flore de ce pays pourtant riche en assortiments de plantes médicinales uniques en son genre,

-hypothéquer la santé de toute la population malgache qui va en pâtir parce qu’elle sera exposée à la pollution que ces feux génèrent,

-participer à la désertification grandissante des régions, qui va créer ainsi une migration vers les grandes villes avec toute la pauvreté que cela entraîne dans son sillage,

-être responsables de la surpopulation d’une ville et de la saleté qui l’accompagne avec son lot de maladies endémiques qui vont faire des ravages mortels dans le milieu urbain.

Il est temps de déclarer que les feux de brousse sont un crime contre l’humanité. Et la sanction qui y prévaut sera à la mesure du délit, car l’urgence est dans nos murs. Aucune action éducative considérée comme la plus appropriée actuellement, n’est aussi efficace que le fait de frapper l’imagination de tout un chacun par une mesure dissuasive brandissant la peine de mort comme sanction prononcée et exécutée en public. Une autre alternative peut être aussi envisagée comme la détention à perpétuité, suivie de travaux forcés à l’instar des contrefacteurs de monnaies …

Max Randriantefy

 

 

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