La Gazette de la grande ile

Ambassadeur Robert Yamate: L’obsession d’une élection inclusive

Publié le 20 décembre 2017

Presque tous les mois, l’ambassadeur américain Robert Yamate rappelle à qui veut l’entendre que la prochaine élection présidentielle malgache devra être inclusive. Certes, il véhicule l’opinion du gouvernement américain. Toutefois, il insiste si lourdement que cette idée fixe en devient douteuse et même suspecte. Est-ce une manière détournée pour les autorités américaines d’imposer un candidat particulier à la prochaine élection présidentielle malgache ? L’ambassadeur américain a le droit de jouer le chantre de la démocratie, d’agir en service commandé et de se faire le porte-parole d’un groupe de lobbying, mais son ingérence dans les affaires internes malgaches est insupportable et nauséabonde. Personne n’ose lui apporter la contradiction parce qu’il représente une superpuissance. Pourtant, à ce que l’on sache, l’ambassadeur de Madagascar aux Etats-Unis n’a pas donné publiquement son avis sur les candidats à la dernière élection présidentielle américaine. Le caractère inclusif de la prochaine élection présidentielle à Madagascar n’est pas une obligation et ne se décide pas à la Maison Blanche. Les candidats au prochain scrutin présidentiel dans la Grande Ile doivent répondre à des exigences légales et à des conditions objectives. Washington fait le forcing pour que Marc Ravalomanana puisse être candidat. Cependant, ce dernier ne peut pas se présenter sur la ligne de départ en raison de condamnations pénales qui le rendent inéligible.

C’est aussi simple que cela. La quête démocratique ne doit pas se faire au détriment du droit. Le leitmotiv de l’ambassadeur Robert Yamate sur une élection inclusive n’est pas seulement une négation de la souveraineté de la justice malgache, mais c’est aussi une manifestation flagrante de l’impérialisme yankee. Il n’a qu’à nommer le prochain Président de la République malgache tant qu’il y est. Il est temps que Robert Yamate retourne chez lui et suive l’exemple de son patron, un certain Donald Trump qui a choisi de se replier sur son propre pays. Il est grand temps que Robert Yamate rentre chez lui et relise attentivement l’histoire politique de son propre pays. En effet, les Etats-Unis obtiennent leur indépendance en 1776. Pourtant, les noirs ne peuvent voter qu’à partir de 1870 avec la ratification du XVème amendement. Où sont alors les élections inclusives ? Ce droit de vote est garanti, mais il reste théorique. Le vote des noirs ne devient effectif qu’en 1965 avec la loi sur le droit de vote. Champions des pratiques électorales discriminatoires, les Etats-Unis n’ont aucune leçon à donner sur les élections inclusives.

Phil de Fer

 

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