La Gazette de la grande ile

Des analyses du FMI: « Madagascar est confronté à des risques importants ».

Publié le 21 décembre 2017

L’approche des élections nationales prévues fin 2018 présente des risques pour l’amélioration récente des conditions politiques et économiques. Il est fréquent que des groupes d’intérêts cherchent à tirer des gains financiers en exploitant le processus électoral et que le risque d’instabilité freine l’activité privée et affaiblisse la mise en œuvre des réformes, ce qui amène souvent à des dérapages budgétaires.

Dans ce contexte, les analyses du FMI font, surtout, état que les risques qui pèsent sur le programme sont principalement de nature exogène et politique. En tant que pays fragile à faible revenu, Madagascar est vulnérable aux chocs exogènes, tels que variations des termes de l’échange ou catastrophes naturelles, ainsi qu’aux dérapages par rapports aux objectifs suivis, qui ont souvent entraîné des dérapages budgétaires ou entamé la confiance. Par exemple, le pays pourrait ne pas mettre pleinement en œuvre les réformes visant à réduire les transferts en faveur des entreprises publiques. Bien que les autorités aient donné la preuve de leur engagement ferme à l’égard du programme, les élections prévues fin 2018 pourraient accroître l’instabilité politique et nuire à la confiance, et freiner voire renverser la reprise économique progressive. Les représentants de la communauté internationale, dont les Nations Unies, ont souligné l’importance d’élections libres, justes et ouvertes pour renforcer la stabilité et la légitimité politiques.

Et les mêmes données de révéler, entre autres, qu’étant un pays à faible revenu dans une situation politique fragile, Madagascar est confronté à des risques importants. Le gouvernement a conscience des multiples défis qui pèsent sur la croissance et la stabilité économique, posant des risques endogènes et exogènes. La capacité de mise en œuvre et la situation politique figurent parmi les principaux facteurs de risque pouvant retarder l’augmentation des investissements et l’exécution d’autres réformes. Les retards dans la réforme des entreprises publiques pourraient engendrer des transferts budgétaires plus importants. Les vulnérabilités externes découlent des potentielles évolutions des termes de l’échange et de la dépendance à l’égard du financement extérieur des donateurs et des IDE, ou de la perte éventuelle de préférences commerciales. Enfin, les chocs climatiques récents soulignent la vulnérabilité de Madagascar face aux catastrophes naturelles. Le gouvernement s’attelle à identifier, surveiller et, si possible, atténuer ces chocs. Par exemple, nous renforçons les capacités d’investissement et comptons inclure une évaluation des risques budgétaires en annexe du budget. Nous sommes également déterminés, au moment opportun, à prendre des mesures adaptées si ces risques venaient à se concrétiser.

En outre, il est mentionné, notamment, que les risques macroéconomiques liés aux investissements de plus en plus financés sur ressources extérieures doivent être gérés avec prudence. La part des ressources intérieures augmentera progressivement, mais dans un premier temps, l’intensification des investissements sera essentiellement financée par des concours extérieurs. Lors de la Conférence de Paris de décembre 2016, les bailleurs de fonds ont promis une aide financière de 6,4 milliards de dollars, tandis que les investisseurs privés ont annoncé leur intention d’investir la somme de 3,5 milliards de dollars. Malgré le fait que les décaissements de financement extérieur ont pour l’instant été plus lents que prévu, les investissements financés sur ressources extérieures devraient connaître une nette augmentation au cours des années à venir. Bien que compatible avec la stabilité macroéconomique, cette augmentation pourrait toutefois provoquer une surchauffe ; la hausse de l’inflation et l’appréciation du taux de change dont elle pourrait s’accompagner pénaliseraient la compétitivité de Madagascar. Afin de maîtriser ces risques, nous suivons de près les signes de surchauffe et nous nous tenons prêts à étaler davantage les plans d’investissement, si nécessaire. Nous sommes fermement décidés à maintenir un niveau de risque modéré de surendettement. Aussi, nous continuerons de donner la priorité aux dons et aux prêts extérieurs concessionnels…

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