La Gazette de la grande ile

Télé-opération : une échappatoire anti-chômage ?

Publié le 22 décembre 2017

Le monde de la télé-opération est en plein essor à Madagascar. Des appels décrochés toute la journée, salaires plafonnés, hiérarchie pressante, écoute des conversations, notation permanente… C’est le lot de ces nouveaux prolétaires, employés des plateaux téléphoniques, l’un des seuls secteurs qui recrutent, même en pleine crise économique. Certes, c’est une filière pourvoyeur d’emplois (100.000 emplois en 2020), donnant des avantages économiques et fiscaux pour la Grande Ile. En tant qu’entreprise franche l’activité des « Calls Center » jouit d’une exonération d’impôts sur le revenu les deux premières années, impôt ramené à 10 % les années suivantes. Cependant, cette filière fait souffrir des esclaves modernes. Sur ce, les « calls center » ont tendance à recruter les jeunes chômeurs, et souvent ces entreprises se permettent de proposer aux débutants un salaire deux fois supérieur au salaire minimal du pays. Le salaire fixe de base est de 300.000 ariary (dans les 90 euros). Pour ceux qui se tuent dans les heures supplémentaires (primes), il est possible de doubler ce tarif. Par ailleurs, il faut noter que ces centres d’appels ont plutôt mauvaise réputation en matière de condition de travail. Il y en a qui ne tiennent pas compte de la « temporisation » prévue dans la convention collective et qui permet aux salariés de souffler entre 6 à 10 secondes entre deux traitements d’appels. Les prestataires n’ont pas d’autonomie (surveillance très stricte), le turn-over y est élevé, les cadences et le système des pauses sont obligatoires, les problèmes d’identité s’imposent aussi (avec les pseudonymes incessants). Il y a également le niveau sonore élevé, des clients agressifs, les espaces de travail inadaptés (local non aéré, séparé par des plaques…), le contrat de travail inadéquat, l’inexistence de travail en équipe. S’ajoutent à cela le cumul des contraintes, les risques de troubles musculo-squelettiques, vocaux, visuels ou encore psychologiques. Notons que les seuils de rentabilité pour une heure d’activité sont de 27 euros de l’heure en France, 14 à 15 euros au Maghreb et peuvent descendre jusqu’à environ 9 euros dans les pays tels que Madagascar. Bref, nombreux ont recours aux « calls center » vu l’incapacité du gouvernement malgache à résoudre le problème relatif au travail.

Malalanirina

 

 

 

 

 

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