La Gazette de la grande ile

Noël 2017: La fête des volailles

Publié le 23 décembre 2017

Noël 2017 s’annonce comme la fête des volailles. Ces animaux, censés servir de repas copieux et symboliques pendant les fêtes en famille et entre amis, pullulent les étals des marchés sans que personne ne s’y intéresse. En fait, on s’y intéresse, mais faute de moyen, on préfère se rabattre sur les viandes de bœuf et de porc qu’on peut acheter par kilo. La majorité des familles malgaches n’ont pas le moyen de s’offrir des fêtes de rêve comme le feront la majorité de ceux qui ont la chance d’être au pouvoir ou de faire partie de leurs familles ou de leur entourage.  Actuellement, le prix de l’oie s’élève entre 25.000 et 90.000 ariary contre 60.000 et 150.000 ariary pour la dinde. Ces animaux, autrefois indispensables sur les tables des familles malgaches durant les fêtes, ne sont actuellement plus que des « gisa mainty », expression malgache pour désigner quelque chose d’inaccessible ou introuvable. Pour les enfants, les Noël  en famille où l’on mangeait abondamment avec de la nourriture de choix ne sont plus que des histoires racontées par les anciens, comme Noël elle-même. Entre le prix du riz qui ne cesse d’augmenter et le reste qui suit la tendance, comme l’huile, le charbon, le sel, le sucre, les légumes, les œufs, la viande, etc. Noël 2017 risque d’être amer, plus amer que durant les périodes de « crise officielle ». Ceux qui veulent se détendre et sortir de la ville seront limités par le prix du carburant. Pour certaines familles, manger, même le minimum en quantité et en qualité, serait déjà une bénédiction. Les brèdes et autres légumes familiers et bon marché seront les rois sur les tables. Les volailles rentreront dans la basse cour, attendant les prochaines fêtes pour en ressortir et être étalé de nouveau afin de servir de bête de foire que personne n’achètera. A leur manière, ils font la fête plus que les humains car ils sont transportés, nourris et exposés à des spectacles qu’ils n’ont jamais vu, regarder des humains défiler, courir et se battre contre la vie. Finalement, Noël 2017, c’est la fête pour les volailles.

T.B

 

 

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